So long Karl…

TL;DR : Je me suis fait piquer mon vélo. Si vous voulez vous passer du texte larmoyant et essentiellement cathartique pour aller directement aux conseils, car pareil mésaventure vous est arrivé, c’est par ici.

Vendredi dernier1, je me suis fait voler mon vélo. C’est la première fois que ça arrivait en à peu près six ans de vélotaf, mais revenons sur l’événement.

Bruit blanc…

Il m’est arrivé, ces dernières semaines, comme un pressentiment, de manquer un battement de cœur en n’apercevant pas tout de suite mon vélo sur le rack, en sortant de mon travail. J’avais, dans une nouvelle, imaginé ce que ça pourrait faire de ne pas retrouver son vélo au petit matin. Ici la question s’est réglé assez rapidement, pas de questionnement possible, de mon beau vélo ne restait plus qu’une roue attachée par mon antivol. Un bruit blanc résonne alors dans ma tête. Passé le moment de rage où j’envoie tout valdinguer, pour le reste je pars en mode automatique, reprends mes affaires, enlève l’antivol, récupère la roue et commence une marche de la honte en portant ces deux objets.

Et sur le chemin, j’en voulais à la terre entière, à commencé par moi même de n’avoir pas mieux attacher mon engin. J’en voulais aussi aux gens qui me regardaient avec curiosité, ma roue dans une main. C’était injuste probablement dans les deux cas

En j’en ai voulu aussi à ce voleur qui me privait  de mon moyen de transport pour rentrer au plus vite chez moi, retrouver mes enfants. Tiens d’ailleurs faudrait que je prévienne mes beaux-parents, ça attendrait que j’ai les mains libres. Et puis ces mêmes enfants (et ma chérie leur maman) qui avaient eu le plaisir de m’offrir ce vélo, mon premier vrai vélotaf…

Quelque part, plus qu’un véhicule, la bicyclette d’un vélotaffeur c’est son compagnon/sa compagne2 de route, celui qui permet de se vider la tête ou de se préparer à bosser, d’affronter les coups de mou, de s’endurcir sous la pluie. Je me souviens que j’avais mis du temps à trouver le parfait objet roulant, qu’il avait été baptisé Karl, le vélo-ccitan (merci @chulinetti et @Ca_Yuh d’ailleurs pour les idées) et que maintenant j’étais bien dégoûté…

Quelques conseils

Voilà après cet exercice larmoyant mais qui fait du bien, voici quelques conseils si le cas vous arrive.

  • Portez plainte, ça ne donnera sûrement rien3, mais ça vous donnera un papier à présenter à votre assurance et permettra à la gendarmerie ou police de connaître les lieux de fauche.
  • Pour vous aider à ça, penser à signaler le vol de vélo sur bicycode, même si vous n’avez pas précédemment fait marqué votre vélo. Ne remplissez pas la partie plainte si ce n’est pas fait, le site vous générera un papier à donner à la gendarmerie ou la police, rassemblant toutes les informations.
  • Si votre vélo a été volé dans une résidence ou, comme moi, sur le lieu de votre travail, signalez le de façon public. Ça amène souvent des retours intéressants et permet de peser sur le syndic pour faire quelque chose.
  • Gardez espoir, on dénombre 400 000 vélos par an et 100 000 sont retrouvés. La CUB  et la CUS affichent même les vélos qu’elles retrouvent. Si vous n’avez pas la chance d’habiter Strasbourg ou Bordeaux4, rabattez vous sur la fourrière ou les objets trouvés.
  • Rachetez un vélo avec ce que vous donnera l’assurance, les étrennes de mémé, les piécettes ramassés par terre, car faire du vélo c’est cool.
  • Faites gaffe aux bonnes affaires du bon coin. Plusieurs vélos très différent vendus autour de 50 € par un même vendeur, c’est louche.
  • Gardez un peu d’argent pour un bon antivol, pour un marquage de votre vélo, pourquoi pas une puce GPS (les bons plans sont les bienvenus en commentaire). Et penser à changer les attaches rapides de vos roues et selles.
  • Et continuer à rouler surtout.

PS : On me demande une photo de karl, en voilà donc une. Il a été volé sur Montpellier, si jamais vous le voyez faites moi signe.

Notes

  1. Comme ça n’aura aucun sens dans plusieurs années, précisons qu’il s’agissait du 10 mars 2017
  2. Je ne sais déterminer le sexe d’un vélo mais le mien étant masculin, je continuerais avec ce genre là
  3. Ça participe à la catharsis
  4. Attention âmes sensibles s’abstenir

2 réflexions au sujet de « So long Karl… »

  1. Une photo de Karl peut-être (ou à défaut une description précise), des fois qu’un(e) lecteur/lectrice le croise ?
    Ainsi que le lieu du drame (ville, quartier), ça peut aider…

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