Le conte du chevalier…

En ces temps de Noël, vous voilà probablement en train de doucement digérer la bûche sur un canapé au coin  du feu (je vous le souhaite) et pour accompagner votre sieste post prandiale voilà le classique petit conte de Noël (Cliquez ici pour lire celui de l’année dernière).

Il était une fois, un chevalier plus ou moins charmant qui venait juste de sortir de l’école d’être adoubé. Il venait de passer quelques années à s’entraîner et à parfaire ses techniques en matière de quêtes diverses et variées au milieu d’autres garçons et filles en quête d’aventures. Il s’était spécialisé dans  le combat contre les créatures maléfiques et, plus précisément, dans la chasse aux araignées maléfiques. C’est une spécialité dont les revenus étaient et son toujours très variables, tout dépendait du trésor amassé par les dites araignées mais dont l’essor, à l’époque de l’adoubement du chevalier, était prometteur. Et puis notre chevalier n’avait pas son pareil pour naviguer sur les toiles.

De ce fait, notre chevalier n’eut aucun mal à trouver des affectations. Il fut contacté rapidement par une Confrérie de Chevaliers Accompagnant les Aventures (CCAA ou CC2A pour les intimes) qui lui proposa un honnête poste de Chevalier Junior pouvant mener à un poste de chef de quête au bout de quelques années. Il accepta avec joie, presser de faire ses preuves et de mettre en oeuvre les compétences qu’il avait accumuler lors de ses années d’apprentissage. Il ne fut pas déçu par l’expérience et même ravi de faire de sa passion chevaleresque un métier.

Bien sur, le métier était bien différent de ce qu’il avait pu apprendre. La théorie dans la chasse aux araignées c’est bien, la pratique est un peu différente. Il fallu à notre chevalier des facultés d’adaptation et d’inventivité pour mener à bien les missions que les clients, suzerains, seigneurs ou grand Comtes, de la CC2A lui confiaient. Il n’était pas mauvais dans son travail, chef de quêtes ça ne lui plaisait pas vraiment comme perspective. Il réussit, avec quelques difficultés, à devenir un chasseur de dragons expert, encadrant les stagiaires en chevalerie et les formant à leur futur métier.

La vie en CC2A n’était toutefois pas toujours rose. Quand les araignées venaient à manquer sur le carnet de quêtes, il était placé sans vergogne sur des missions d’un genre totalement différent. Ainsi il dut chasser le dragon une année entière. « Araignée ou Dragon c’est noire magie ou magie noir » lui prétendit son directeur de caserne. Le chevalier en doutait, oui de loin mais vu de plus près le nombre de pattes n’était pas du le même, et comment faire sans toile? On parla même à un moment de lui confier une expédition contre les gnomes. Heureusement il y échappa de peu.

Un autre aspect le gênait énormément. Afin de multiplier les gains, les direceur de casernes de la CC2A n’hésitait pas à multiplier les missions souvent au détriment d’une certaine qualité et éthique de l’aventure. Le chevalier regrettait de simplement se rendre dans le donjon, défaire l’araignée et repartir avec le trésor sans explorer plus avant les aspects, sans préparer davantage la bataille au préalable.

Le chevalier décida alors de quitter la confrérie et se trouva sous les ordres d’un nouveau seigneur qui lançait son nouveau royaume. Le travail n’était pas tellement différent, l’objectif était toujours de chasser les araignées, mais la manière de faire était complètement. Fini les quêtes qui s’enchaînent, bienvenue à des aventures plus construites avec de la stratégie, de la préparation, un sentiment de véritable achèvement. Notre chevalier se sentit bien et eut l’impression de faire son métier de la noble façon dont nombre de chevaliers lui avaient parler.

Il passa quelques années glorieuses et épanouissantes. Bien sur tout n’était pas idyllique, il fallait parfois faire des compromis sur certains aspects. Satisfaire le seigneur n’était pas une sinécure, parfois les butins n’étaient pas aux rendez vous également. Les changements de direction étaient constants, le nombre d’araignées pas forcément extensible et les autres seigneurs assez féroces. Il fallait se partager les donjons, aller de l’avant, parfois ils faillirent ensemble mais les victoires n’en étaient que plus belles.

Et puis un jour son Seigneur le manda pour lui annoncer une bien mauvaise nouvelle. Pour des raisons diverses il était obligé de se passer des services du chevaliers. Le dernier changement de stratégie excluait la chasse au araignée de la seigneurie.

La vie d’un chevalier ne se conclue pas au terme d’une unique aventure par une conclusion du genre : « Et il vécut heureux pour toujours ». Il y’a des hauts et des bas et le chevalier parfois se retrouver au mi temps de sa vie face au doute mais aussi face à de nombreuse perspectives : Devait il retourner vers le confort d’une confrérie ou bien aller à la recherche d’un nouveau seigneur? Pourrait il faire comme d’autres et louer ses services de château en château? Il était peut-être temps de se former à de nouvelles pratiques comme chevaucher une licrone plutôt que son vieil elephpant.

En attendant il se retira dans sa vieil chaumière auprès des siens, laissant de coté, pour le moment, Seigneur et Araignée, Confrérie et Aventure.

Joyeux Noël et Bonnes Fêtes à vous.

Mesurer le temps qui passe

A chaque fin d’année, et depuis quelques années, je procède à un rituel qui prend de plus en plus d’importance au fur et à mesure que le temps passe : la préparation du calendrier de l’année qui va venir.

J’aime me rappeler de l’année qui vient de s’écouler et de préparer l’année qui vient (même si certaines années on se passerait bien de certains souvenirs). Depuis que j’ai des enfants encore plus. Chaque année, je cherche à conserver un souvenir d’eux mois après mois, voilà donc comment je procède.

Les photos

Il y’a tout d’abord une année qui s’écoule, avec de nombreuses occasions de prendre des photos. Je prend souvent des photos sans y penser. Enfin, plus exactement, je faisait ça au début. Lors de la création du premier calendrier, nous avons trouvé, avec mon épouse que ce serait une bonne idée de prendre chaque mois une photo du mois de l’année précédente et, sur cette photo, doit se trouver mon (puis mes) enfant(s) avec ou sans d’autres membres de la famille. Ça n’a pas trop posé de problème vu le nombre de photos que je prenais à l’époque par mois. Toutefois j’ai pu noter que certains mois j’avais nettement moins de photos que d’autres. Au fur et à mesure des années, l’exercice du calendrier s’est avéré un excellent moyen de revenir, mois après mois, sur mes photos. Il faut dire que j’ai un classement idoine : un dossier par année, contenant 12 dossiers, un pour chaque mois, et encore à l’intérieur un dossier par jour avec les RAW et des dossier par thème contenant les JPG. J’essaie de tenir le compte au fil du temps mais, bien souvent, j’échoue à le faire. Là encore faire un calendrier m’oblige, en quelque sorte, à reprendre les mois que j’ai délaissé et faire pas mal de ménage.

Au final, j’arrive toujours plus ou moins à trouver 13 photos pour illustrer les mois de l’année et même ajouter une couverture. Généralement je me rappelle qu’il en faut une quand je suis sur l’outil.

Après quelques années de création de calendriers, j’ai aussi appris à anticiper la fin d’année et je prévois d’avantages mes photos et j’essaie de prendre régulièrement une photo de mes deux enfants ensemble. Bien souvent je me dis « celle là se trouvera sur le calendrier ».

La réalisation du calendrier

Je ne vais pas trop m’étaler sur le sujet. Mon conseil c’est avant tout de trouver un format qui plait. Il y’a à peu près tout de disponible sur les différents sites de tirages photos. Personnellement je préfère les petits formats que j’achète en plusieurs exemplaires pour pouvoir les offrir.  Une fois un format choisi j’y reviens d’année en année.

Le plus important au final…

Le plus important à mon gout c’est de retrouver, au fur et à mesure de l’année qui va s’écouler, une petite capsule pour rappeler où on était juste un avant. Le temps passe vraiment à toute allure, j’ai même l’impression qu’il accélère encore. Alors une fois par mois, quand je tourne la page du calendrier, je souris en regardant la photo qui apparaît et je voyage un moment dans le temps.

On réouvre, dialogue avec moi même

Toc, toc…

Oui c’est ouvert.

Ha bon tu es sur?

Rien n’est sur mais oui je pense que cette fois c’est ouvert pour de bon.

Et pourquoi ce retour?

Une envie d’écrire qui est revenu suite à des projets un peu fou mais avortés d’autres plus aboutis et puis le NaNoWrimo (on en reparlera d’ailleurs). Il y’a aussi l’envie d’avoir un petit espace à moi sur le web, de parler de ce que je fais et sais faire. Tu as dit design de soi?  Oui ça aussi on en reparlera.

Et ça va parler de quoi?

Comme le sous-titre l’indique, ce sera des mots sur la photo et l’info, parfois sur le vélo. Je vais privilégier les retours d’expériences, les compte-rendus aux réflexions et, surtout, aux réactions. L’idée est de parler de mes coups de cœurs, de mes expériences, en bref de ce qui me meut. Vachement bien non?

Tu t’es pas foulé pour le style.

Oui, mais j’ai déjà perdu trop de temps à chercher un thème qui va bien, à chercher à utiliser des moteurs divers et variés. A faire du medium ou du tumblr. Baste… Un wordpress, un thème de base et un petit fond qui va bien et puis on verra plus tard si le besoin se fait sentir de changer tout ça.

Et pourquoi ce billet?

Parce qu’il faut bien recommencer par quelque chose et qu’un billet comme ça finira dans les limbes. En tout cas c’est toujours drôle à écrire. J’espère que ça ne me fera pas rire jaune.

Quoi dire de plus?

Et bien à bientôt.

OK