Auprès de mon arbre

C’est un arbre qui m’a toujours fasciné depuis que je vis dans la région de Montpellier. Il surplombe la D65 qui, depuis est devenue officiellement la M65, appellation qui n’est pas encore passé dans le langage commun. L’arbre lui est toujours là et continue de me fasciner.

Si on jette un œil sur les archives de notre big brother1 on peut voir qu’il a vécu et perdu de sa superbe au mi tan des années 2010. Que s’est il passé ? Je ne le sais pas, mais de ses bras qui se lançaient vers l’azur, la moitié ont été coupé après avoir été touché par quelque chose. J’imagine un éclair qui aura électrisé la vie de cet arbre.

09/01

J’ai appris que c’était un melia, plus précisément le melia azedarach, margousier à feuilles de frêne ou encore lilas de perse. Il fait des petits fruits faisant le délice des perruches qui commencent à coloniser l’environnement Montpellierain.

J’ai mis longtemps à aller le voir et le prendre en photo, ce n’était pas la route et j’avais un peu peur de ne pas savoir le rendre comme je le vois. Il me fascine cet arbre.

26/01

Ces derniers temps je passe souvent devant lui. En ce mois de janvier ses voisins, les amandiers, commencent à fleurir mais lui trône en majesté, toujours surplombant les voitures qui filent sans le voir.

Et vous, avez vous un arbre dans votre vie ?

Notes

  1. Don’t be evil

Vendredi lec… frisquet

Ce post n’est pas sponsorisé par John Mastodon, mais venez y fire un tour, on se sent très bien sur ce bout de fediverse où on discute de tout et de rien, comme par exemple de la meilleure manière de se protéger du froid.

Pas de vendredi lecture cette semaine, ce sera pour une autre fois. D’une part j’ai peu lu cette semaine1. J’ai aussi écouté un livre marquant dont il faudra que je parle après avoir un peu décanté mes impressions.

Pour en revenir au propos initial, sur le Fedivers, il a été question de la meilleure manière de se protéger du froid sur son vélo. Comme j’ai déjà fait un billet ici concernant mes équipements pluie, je vais partager mes astuces contre le froid.

Froid moi ? Jamais

Nous avons tous un rapport différent avec le froid et les températures diffèrent selon les régions. Pour ma part, le froid me rappel une période de ma vie où je vivais à la montagne et où, de novembre à mars2 il fallait faire avec. Aujourd’hui je vis dans le sud pour le meilleur où le thermomètre descend assez peu au dessous de zéro.

Bref n’empêche que les premiers temps de mon vélotaf, je n’était pas forcément prêt tout de même et je suis passé par les écueils du trop chaud au pas assez couvert, voilà maintenant ce que j’ai pour les périodes comme ça.

Tout d’abord un thermomètre extérieur, sous abri. C’est bête mais à quelques degrés près la tenue ne sera pas tout à fait identique.

Ensuite des couches de vêtements. En haut ce sera un ou deux t-shirt selon la température mai surtout la densité de ceux ci. Par exemple on trouve des super t-shirt thermiques dans le rayon foot des magasins de sport avec un col, pas besoin de plus. Autrement deux t-shirt manche longues font l’affaire.

En bas je porte un pantalon près du corps quand il fait plus de 5 degrés. j’ajoute, en dessous, un legging pour le ski quand il fait moins. Le tout est que les couches du haut et du bas se superposent bien. Je frissonne chaque fois que je vois un de mes congénères avec le dos à l’air.

Pour compléter le tout je porte, depuis quelques semaines, une veste de cyclisme haute visibilité3 qui coupe bien le vent sans être trop chaude.

Pour les extrémités, question petons, je fais aussi dans la chaussette de ski et les chaussures classiques avec des guêtres pour les chevilles. C’est bien sans plus, j’ai souvent froid aux bout des doigts de pieds. C’est comme les mains, j’ai une paire de gants dépareillés, celui de gauche étant plus chaud et celui de droite moins rigide4. En pratique je ne crains pas d’avoir froid au bout des doigts et je me réchauffe assez vite après le trajet.

Protégé du froid avec style

J’ai aussi toute une collection de tour de cou depuis 2013 et, je dois dire, que ça a été un vrai plus. Déjà pour le cou c’est top si on n’a pas de col sur son t-shirt mais on peut également le porter pour protéger les oreilles au dessous du casque. D’ailleurs il parait que plus on se protège, moins on laisse de peau exposé, moins on a froid au pied5

En pratique le début ma matinée est un rituel bien rodé, je sélectionne mes vêtements en fonction de la température. Je me prépare jusqu’au moment de partir. Tout est bouclé et fermé quand j’ouvre la porte et que je me plonge dans le froid, évitant ainsi d’être transi tout de suite, gardant la chaleur qui va être retenue le plus possible au cours de mon trajet.

En conclusion, en vélo, on fait avec, pas de chauffage possible (ou pas à ma connaissance) et c’est peut-être ça qui fait parti du charme de ce moyen de transport aussi.

Et, pour aller plus loin, voici un lien pour comprendre nos besoins de chaleur.

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Notes

  1. Enfin si quelques mangas assez vite parcouru pour la détente
  2. A peu près
  3. Il y’a même des lumières intégré
  4. Toute référence politique est exclue ici
  5. Mais c’est discuté…

Vendredi lecture – 13/01/2023

Et de deux… Bon ça ne durera pas mais profitons tant que nous avons l’énergie.

Lecture en cours : Pas grand chose de particulier à dire, je continue tranquillement les aventures du jeune Marcel du côté de Guermantes. La lecture suit son cours tranquillement.

Lecture de 12 livres conseillés par 12 personnes en 12 mois. C’est un défi que j’ai découvert grâce à Anne-Sophie sur mastodon1. Il consiste à lire 12 livres en 12 mois conseillés par 12 amis, membres de sa famille ou autres. J’ai donc une liste de (presque) 12 ouvrages qui a rejoint (ou était déjà sur) ma pile à lire que je lirais tout au long de l’année.

Pour commencer en douceur, j’ai débuté la série de manga « les carnets de l’apothicaire » qui m’a été conseillé par mon épouse. Cette série l’a déjà conquise ainsi que mes enfants et je suis le dernier à ne l’avoir pas lu, ce qui m’exclut de nombre de conversations autour des nombreux rebondissements de l’intrigue.

J’ai donc découvert l’histoire de Mao-Mao, une jeune apothicaire dans le quartier des plaisirs. Elle se fait kidnapper pour être vendu à la cour impériale de Chine pour officier en tant que servante. Personne ne se doute, du moins au début, de ses talents et de son instruction.

Couverture du tome 1 des carnets de l’apothicaire

En dépit d’un contexte initial qui pourrait faire penser à des histoires plutôt dramatique, les histoires sont plutôt légères. Mao-Mao prend sa place dans la cour et distille ses conseils. La double lecture très subtile permet de s’adresser aussi bien aux ados qu’aux adultes. Bref une belle découverte. Il m’en reste maintenant encore 8 tomes à dévorer entre quelques pages d’autres romans.

Vendredi audiolecture : Je ne sais pas vraiment si ça compte comme de la lecture, mais la Médiathèque de Montpellier dispose d’un stock intéressant de livre audio. J’ai donc choisi d’égayer mes nuits d’insomnie par l’écoute de quelques romans et ai commencé par « Cher Connard » de Virginie Despentes, lu par Béatrice Dalle (entre autres). De Despentes, j’ai lu pas mal de ses romans, à commencer par « Baise Moi » même si je n’ai pas suivi la période Vernon Subutex. Elle a, selon moi, le chic pour décrire et mettre des mots sur le bordel ambiant, alors un roman qui parle de #MeToo, des réseaux sociaux, de la pandémie et des confinements ça ne pouvait être qu’intéressant. En tout cas c’est ce que j’en ai pensé, intéressant, matière à réflexion et avec quelques punchlines par dégueu. En bref ça vaut le coup d’oeil ou coup d’oreille.

Bonne semaine à vous et peut-être à la semaine prochaine.

Notes

  1. Qui m’a d’ailleurs donné un excellent conseil

Vendredi lecture – 06/01/2022

À la recherche du temps perdu (aka La Recherche quand on est plus intime) et plus spécifiquement on premier tome : Du coté de Chez Swann.

Longtemps je me suis refusé à lire cet ouvrage, n’en restant que devant l’incipit Du côté de chez Swann, et Proust étant avant tout un protagoniste d’un autre roman1. Mais l’écoute d’une passionnée de La Recherche sur une émission de radio a titillé mon esprit et ma curiosité.

En en entamant la lecture 2, je suis agréablement surpris de la lisibilité de l’ouvrage. On m’avait tant narré les phrases longues et ennuyeuses 3 que je ne m’attendais pas à être happé à ce point par les souvenirs du jeune Marcel.

Et si vous voulez aussi essayer, Gallica propose des extraits « à emporter » le temps d’un trajet en train.

File:Marcel Proust circa 1895.svg - Wikimedia Commons
Hello Marcel

The Velocipede Races par Emily June Street. Voici un livre qui m’aura bien fait découvrir des choses. Son héroïne,
Emmeline Escot, raconte son parcours d’émancipation dans un monde un peu similaire à notre époque victorienne, où les femmes, entre autres privations, ne peuvent concourir sur les vélos où même en faire. Et nous suivons donc son évolution, ses frustrations comme ces victoires en repensant à Susan B. Antony4.

En recherchant des critiques et des avis, une personne fait un parallèle entre l’héroïne et une certaine Alfonsina Strada qui fut, et reste encore, la première femme à avoir couru un grand tour masculin. Son histoire, romanesque, vaut le coup d’œil même si elle demeure oubliée comme nombre de ses consoeurs.

Une très belle couverture (à laquelle je n’ai pas eu droit vu que je l’ai lu en numérique)

Bikes in Spaces Volume II qui contient d’ailleurs l’épilogue de The Velocipede Races5. Qui dit Volume II, dit volume II et même volume III, IV jusqu’à VII… pour l’instant. Cette anthologie a été inité par Elly Blue, une éditrice de Portland 6. Elle rassemble des nouvelles qui traitent du vélo dans une perspective féministe. Le recueil est assez divers avec des très belles pépites et quelques histoires qui font rêver, même dans un univers post-carpocalyptique. A découvrir donc.

More Feminist Science Fiction

Voilà c’est tout pour cette semaine (et c’est déjà pas mal). Pour suivre mes lectures en quasi direct, c’est sur ma page goodreads que ça se passe.

#VendrediLecture

Notes

  1. Mon Oncle Oswald, de l’excellent Roald Dahl
  2. Qui devrait quand même durer quelques mois si j’enchaine les ouvrages
  3. Et oui c’est long, parfois on se met à dire et se dire « attends je finis ma phrase ».
  4. Laissez-moi vous dire ce que je pense de la bicyclette. Elle a fait plus pour l’émancipation de la femme que n’importe quelle chose au monde. Je persiste et je me réjouis chaque fois que je vois une femme à vélo. Cela procure un sentiment de liberté et d’autonomie à une femme.
  5. Tout est lié sauf Marcel
  6. Avec un site qui contient une piste cyclable c’est quand même la classe

Comment je fais ma veille.

Oui voilà encore un billet sur la veille, mais ce n’est pas n’importe quel billet car c’est le mien 🙂 Plus sérieusement, je ne pense pas, dans ce post, révolutionner le sujet. Je veux simple relater mon expérience et parler de veille et d’autoformation en 2022, d’un point de vue lié à un renouveau personnel et professionnel.

Petite note, une fois n’est pas coutume, sur le mode de construction de ce billet. J’ai jeté sur le papier un premier jet de ce billet au cours d’un exercice quotidien d’écriture. J’ai pensé tout de suite que cela ferait un billet même si le sujet est déjà bien traité par ailleurs. J’ai mis du temps à l’éditer et le réécrire si bien qu’il est publié bien après les tempêtes autour de twitter qui ont remis le sujet de l’utilisation des réseaux sociaux au quotidien. Je pense que cela pourrait faire l’objet d’un autre billet (et ça c’est cool, je m’alimente en travaille).

Comment je faisais avant…

De façon générale j’aime bien que les sujets viennent à moi dans une optique de sérendipité et, pour ça, twitter est très bien foutu pour ça. Peut-être même un peu trop et la sérendipité tourne au doomscrolling.

Quand j’avais encore un compte orienté pro, ma veille était centralisée sur twitter avec, en complément, des événements communautaires comme les meetups et les conférences. Parallèlement à ça, je travaillais au test d’un logiciel de veille et je m’en servais, parfois, pour y faire une veille plus poussée ce qui m’a donné quelques éléments pour créer ma veille actuelle.

Avant les réseaux sociaux, j’avais différentes approches, que ce soit via les blogs, mais aussi par des recherches poussées, des forums ou des alertes d’un célèbre moteur dont on ne doit pas prononcer le nom (oui je suis vieux).

…mais ça c’était avant

Avec un changement professionnel, ainsi qu’une multiplication de mes activités associatives, j’ai ressenti le besoin de rationaliser ma veille autour de mon travail. Peut-être que ce ne sera que temporaire, mais j’espère faire durer un peu l’exercice. Le point important est que, travaillant dans le conseil autour de la qualité logicielle, j’ai besoin, un minimum, de me tenir au courant de ce qui s’y passe.

Les critères que j’ai eu en tête pour préparer le sujet sont divers.

Tout d’abord il me faut quelque chose de simple à mettre en œuvre avec un simple navigateur.

Ensuite je dois opérer un mélange subtil entre travaux au quotidien et sujets qui vont titiller ma curiosité sans pour autant me frustrer.

Il me fallait surtout cloisonner pour traiter les sujets professionnel dans un cadre professionnel sans se laisser envahir en dehors des heures de travail.

La veille, pour moi, doit être un mélange subtil entre les sujets de travaux quotidiens et quelques sujets qui doivent titiller ma curiosité. J’ai aussi comme objectif, de cloisonner les sujets professionnel, associatifs et personnel pour ne pas me faire envahir. Ce n’est pas tellement que je ne pense pas à ce que je fais en dehors de ces heures, mais les sujets que je traite en dehors sont déjà assez prenant comme ça. Je n’ai pas demandé un temps partiel pour rien.

Dans le nouveau contexte de mon travail, je n’ai pas accès à des logiciels particuliers, je me reporte à un bon vieux navigateur, des extensions et des moteurs de recherches. J’évite, pour des raisons de confidentialité et de risques de déconcentration, les réseaux sociaux et les sites généralistes.

Donc pour aller chercher des articles, je retrouve un vieil ami, le flux RSS. Ce n’est plus toujours très hype mais on le retrouve toujours sur de nombreux sites. En revanche, depuis mes débuts dans le monde merveilleux des internets, beaucoup d’extensions, de site et même, des fonctionnalités de navigateur. Je ne parle même pas de la disparition des planet (même si, j’avoue, je pense que ce n’était pas la meilleure idée).

Petit aparté, je me demande parfois ce vers quoi on serait aller si le web centralisé n’avait pas dominé le marché pendant ces dernières années.

Finalement, coté client, j’ai adopté l’extension et le site feeder.co. Un point positif c’est que ce site n’exige pas de créer un compte pour l’utiliser. C’est de plus en plus rare pour être souligner.

A la recherche du contenu

Après comment nourrir mon flux et ne pas être débordé par le nombre de posts ? Déjà, s’informer sur les mise à jour moyenne de ces posts. Quand on ajoute un fil RSS sur feeder.co, il se charge de calculer le nombre de mise à jour par jour, semaine ou mois. Ainsi une mise à jour de plus de quatre-vingt articles par jour va certes nourrir beaucoup, mais contenir également beaucoup de bruits. J’évite et préfère privilégier, dans ce cas, une lecture de temps à autres en mettant la page dans un dossier « To Read » de mes favoris. Les mises à jour sporadiques, au contraire, ne me dérange pas.

J’essaie, au maximum, de trouver des flux traitants d’un sujet en particulier ou bien d’une étendue technique qui se rapproche de mon domaine, à savoir la QA. J’ai déjà ajouté des fils plus génériques que j’ai fini par enlever, le temps perdu à filtrer l’information était trop important par rapport au gain porté par celle-ci. J’évite d’y mettre les blogs qui mélangent articles techniques et personnel. J’évite au maximum le mélange des genres sur le coté pro. Question perso c’est une autre histoire. Selon les cas, il peut m’arriver de me désinscrire à certains fils quand je pense avoir fait le tour d’une question et que le blog n’aura plus rien à m’apporter dans un temps court. Le désherbage est, à mon avis, un pan important du travail de veille

Le point crucial, pour moi, est de bien catégoriser les blogs sans trop en faire. J’ai, en ce moment, 3 catégories. J’ai une veille test qui va contenir les articles autour du test, un dossier veille généraliste avec des articles dans le domaine technique et une catégorie « Company and Soft » pour les blogs d’entreprise ou spécifiquement dédiés à un logiciel.

L’extension Feeder.co me signale par une notification discrète la présence de nouveaux articles. Enfin ça c’est après paramétrage car, par défaut, elle envoie beaucoup trop d’informations, notamment sur le desktop. Bref, il convient de commencer par toutes les supprimés et de voir ce qui convient le mieux pour vous. Pour moi un petit rappel du nombre d’article dans l’extension suffit amplement.

Et puis après vient le plus simple, je crois, c’est la lecture des articles. Pour commencer je suis informé d’un nouvel article, puis, en cliquant sur l’extension je sais dans quel catégorie il se trouve et, enfin, j’arrive sur le flux en lui même. La lecture du titre va me donner une idée sur le sujet et une envie d’aller plus loin.

Aparté : Si vous voulez intéresser vos lecteurs, soignez vos titre. Une autre idée est, comme je le vois de plus en plus, d’utilisez des accroches entre crochet, du style [perso], [pro], [sponso], [lecture], qui vont catégoriser vos billets dès le titre. Bref sans mentir sur votre marchandise, soyez clair sur ce que vous proposer à votre lectorat.

Parfois je m’arrête là et passe les billets à lu. Plus souvent je vais consulter l’article. Je fais alors une lecture rapide qui me permet de cerner l’idée générale. Si j’ai envie d’aller plus loin, je vais reprendre l’article et noter dans un carnet numérique ou papier, les éléments importants. Si l’article peut intéresser quelqu’un autour de moi, je noterai son adresse dans mes liens ou en favori.

J’évite toutefois d’utiliser des outils comme WallaBag ou Read It L…*. Ce n’est pas qu’ils ne sont pas bien mais, dans mon usage, je ne le fais plus car je sais que je n’y revient quasiment jamais. De même j’ai proscrit la sauvegarde des onglets.

Attention, tout cela est dans un contexte pro. D’un point de vue personnel c’est une tout autre histoire même si j’y utilise aussi feeder.co

En conclusion

J’ai l’impression de faire ma veille, en 2022 (bientôt 2023), comme je la faisait en 2003. Entre temps de nombreux outils sont passés entre mes mains, les usages ont changés mais on en revient souvent aux fondamentaux. Je note, toutefois, une nette diminution de la disponibilité de flux RSS au profit… de pas grand chose en fait. C’est plutôt bête de se passer de ce genre de dispositif qui a fait ses preuves et continue de bien fonctionner.

Mais nous ne sommes pas à l’abri de bonnes surprises et, je dois dire, repenser ma veille dans un nouveau contexte professionnel m’a permis de retrouver plaisir à lire des articles de blog et passer moins de temps sur les réseaux où mon temps de cerveau est happé trop souvent.

De là à réactiver sérieusement mon blog, il n’y a qu’un pas…

Fresque du climat, bombe à graines et autres idées…

Ce billet pourrait aussi s’intituler : « Comment j’ai soigné mon éco-anxiété sans m’en rendre compte. »

Mon parcours… en anxiété

Dans la famille éco-anxieux, je demande le père inquiet. 1. Sur une moyenne entre balek totale et la panique bloquante, je me donnerai une note de 13 ou 14 sur 20. La mention assez bien qui me vaut quelques insomnies et certains moments de doute.

C’est un peu à l’image de ma conscience écologique. L’idée que le monde avait une fin est arrivée assez tôt dans ma vie, avec 1986 comme année charnière 2 . Elle s’est nourrie de mes lectures et visionnages d’adolescent : L’An 01, L’homme qui plantait des arbres, le Seigneur des Anneaux, Ravage ou encore Blade Runner ont marqué mon imaginaire. Quelques émissions de TV sympathiquement angoissantes en ont ajouté une couche. En écrivant ce billet je repense à un passage d’anticipation sur un musée du futur où on conserverait la dernière fleur… Brrr…

Par la suite, le jeune adulte que j’étais a fait rentrer Illich dans sa bibliothèque, au milieu d’autres autrices et auteurs politiques. J’ai aussi lu scrupuleusement les articles écologistes de Charlie Hebdo critiquant le protocole de Tokyo ou encore la politique de M. La-Maison-Brule en la matière.

Et la vie avance et, avec elle, la difficile conciliation entre les actes et les valeurs. Je me suis raccroché et, à la fois, ai maudit cette mode des petits gestes. Pour moi ce sont des gestes qui relèvent du bon sens et qui cachent de plus grandes attentes. Cela n’empêchait nullement, de ma part, un certain nombre d’écarts. Aujourd’hui, je vis nettement mieux avec ça, ayant fait des choix qui tendent à réduire ces écarts.

Voilà pour les aspects personnels, pour la partie plus sociétale j’avais deux secrets espoirs.

Le premier est une prise de conscience du problème quand arriveraient les premiers signes tangibles et indiscutables d’un dérèglement climatique.

Le second, que la vitesse du changement soit suffisamment lente pour que s’opère un changement de la société.

J’ai cité l’An 01 dans mes références, mais je pourrais aussi parler de la Belle Verte. Avant de continuer, je vous invite d’ailleurs à un petit extrait de ce chef-d’œuvre3 de légèreté avant de reprendre le billet.

« TU LEUR AS DIT MERCI AUX VACHES! » Euh pardon…

Comment dire que ces dernières années ont douché mes espoirs et fait naître ce sentiment d’anxiété évoqué plus haut. Après; il n’est pas tout à fait incapacitant. Je n’ai pas lu particulièrement le rapport du GIEC ou « Le monde sans fin » de Jancovici et Blain. Je m’y intéresse de loin, le truc que tu sais qui existe sans en avoir creuser vraiment le détail.

En revanche je m’implique dans diverses associations, dans des mouvements et dans un contexte politique. Mais ce n’est pas là forcément la solution promise plus haut, en clair en dépit de quelques avancées et petites réussites, je n’ai pas ressenti de véritable changements.

Mon parcours… en fresque

Après ce prologue un petit peu long, venons en à ce samedi matin où j’ai participé à ma première fresque du climat.

Pour ceux qui ne connaissent pas, la fresque du climat est une association et une action de sensibilisation au réchauffement climatique. A travers un jeu collaboratif, les participants vont construire une fresque résumant le processus qui se joue, des causes aux conséquences. Le jeu se base sur les rapports du GIEC, il se dérive également en fresque du numérique, des transports, etc…

Si vous voulez y participer, rendez vous sur le site de l’association et vous trouverez un agenda des prochaines fresques près de chez vous.

Contrairement au reste de ma famille (et oui on est légèrement conscientisé) je n’avais pas encore eu l’occasion d’y aller en personne. L’opportunité m’a été donné d’y aller dans le cadre de mes fonctions de conseiller municipal, en compagnie d’autres élus de ma commune et de celle voisine. Dès le départ j’ai senti plusieurs axes positif se dessiner.

Le premier étant qu’un événement de sorte à la rentrée est un bon starter pour l’année scolaire. Même si on ne chôme pas pendant l’été, j’ai appris que le rythme d’une municipalité, en tout cas de la notre, est très lié à l’année scolaire, plus que l’année calendaire. Oui ça un bon goût de kick-off si on revient dans le vocabulaire de l’organisation d’entreprises.

Le deuxième que j’allais apprendre des choses avec d’autres personnes. Je ne savais pas encore quoi ni qui mais c’est bien là la raison d’être de ce genre d’exercice. Parler de ce qu’on connait déjà avec des gens convaincus, j’avais déjà donné et je savais que c’était un peu stérile. J’ai eu l’impression que ça n’allais pas être le cas ici.

Ensuite concernant le déroulé de l’exercice en lui même, il s’agit, comme je l’ai dit, d’un jeu collaboratif. L’ancien agiliste ludophile que je suis n’a pas été dépaysé 😉 Le jeu en lui même est bien mené. Nous sommes entouré d’animateurs et animatrices (ou encore « fresqueurs » et « fresqueuses »). L’objectif de ce jeu est de construire une « Fresque du climat ». Mais quoi qu’est-ce donc ?

Tout commence avec une grande feuille de papier devant nous. Ce « nous » c’est un groupe constitué de 4 à 5 personnes. Nous étions d’ailleurs 17 participants ce qui a permis de créer 4 groupes donc 4 fresques. Les animateurs vont nous distribuer, en trois, un jeu de cartes que nous allons déposer sur la grande feuille de papier pour construire notre fresque. Sur ces cartes nous allons retrouver les composantes (causes, phénomènes, conséquences) du réchauffement climatique. Ces cartes il nous est demandé de les disposer dans un ordre logique, des causes aux conséquences. Attention il y’a parfois des pièges.

Le jeu est mené de tel manière qu’il va amener le groupe à se poser des questions sur le sens et la signification des cartes. Des explications sont fournies au dos mais nous ne pouvons les lire avant de les placer. Tout du moins au début. Les animateurs sont là pour nous guider sans nous diriger et répondre à certaines de nos interrogations. Les échanges, surtout avec des personnes que l’on a l’habitude de côtoyer se sont avérés très intéressants. Ce jeu permet de dépasser la discussion anecdotique sur le sujet, le « ha ma pauv’dame, y’a plus de saisons ». C’est aussi l’occasion de mettre des mots sur des concepts (même si j’en ai oublié une bonne partie depuis). Un autre point très intéressant c’est que chacun interprète les faits selon sa grille d’analyse, personnelle ou politique. Ce qui peut mener à diverses réflexions et prise de conscience.

Une fois que les fresques sont construites et que le constat est fait, passe le moment de l’action. Il me semble que dans une fresque plus « classique » on discute des actions personnelles, ici nous avons évoquer des actions plus générales. Comme dans un jeu agile, on dispose les actions sur des post-its qui sont ensuite posé sur une grille avec deux axes, l’un sur la simplicité de la mise en œuvre de l’action et l’autre la conséquence de l’action du court au moyen terme.

Au final nous nous sommes accordés sur deux tâches qui vont être le fil rouge de nos actions prochaines.

Mon parcours… informel

Après avoir bien cogité à la fois dans un registre d’apprentissage et aussi de prospection, des discussions ont émergés d’elles-mêmes après la fresque. Pour certaines elles furent la suite de quelques réflexions pendant la fresque. Ce temps de discussion, qui fait presque partie de l’exercice, a été appréciable. Je suis pas certains que ce soit très orthodoxe mais je n’ai pas encore creusé le sujet. En tout cas les trois heures théoriques ont été bien dépassée.

Je ne dirais pas que tout est parfait et que nous avons révolutionné le monde, mais j’ai noté, chez quelques personnes, des prises de conscience sur le sujet à divers degrés. Que ce soit des simples banalités ou bien des réflexion plus profondes, chacun et chacune a pu trouver une manière de s’exprimer et le dialogue s’est enclenché.

Il est intéressant de noter les préoccupations qui animent les partocipantes et participant à ce moment. Pour certains ce sera des questions de gâchis, pour d’autres des préoccupations autour de l’environnement, de l’eau. Sont évoqués aussi les injonctions réelles ou fantasmés. Le sujet des voitures électriques ou des bouteilles consignées sont arrivés sur la table.

Aparté sur les biais

On pourrait penser, à juste titre, que l’exercice est un peu biaisé. J’en ai conscience. Je pense que pas mal de personne assistant aux fresques sont des personnes ayant déjà une approche de la question, une conscience en place sur le changement climatique. Ce n’est pas faux en effet. Comme ici, il était proposé à un certains nombres de personnes (environ 40) de participer, cela représente déjà un certains panel intéressant.

Et même si seulement 17 personnes sont venus leur présence a participé à cette optimisme post-fresques. J’ai pu voir réfléchir sur le sujet des personnes qui ne l’avais jamais réellement pris à cœur, mis à part sous le prisme des memes facebook ou d’actualités plus générales.

Comment puis-je en être sur ? Outre le fait que je connaissais ces personnes, tout simplement par l’exercice lui même. L’ice-breaker (ou l’exercice qui permet de briser la glace) consiste à se mettre sur une ligne en fonction de la position de conscientisation (ou même d’éco-anxiété) dans laquelle on se sent. Est-ce que c’est un simple sentiment latent ou bien une obsession de chaque instant ? Je me suis placé pas tout à fait à un bout de la chaine.

Mon parcours… bombes à graines

Je viens donc à la deuxième partie mystérieuse de mon titre.

En rentrant chez moi, à travers une marche méditative (mais peut-il en être autrement de la marche ?) une image m’a frappé (ouille). L’image en question est celle de la bombe à graines, que ce soit celle manufacturée par l’homme aussi bien que la bombe naturelle, comme celle des coquelicots.

Pour reprendre le cheminement de pensée, il faut dire que, avant, pendant et après l’exercice, j’ai beaucoup discuté de divers sujets avec les présentes et présents. De ces discussions ont émergé des idées d’atelier, de communication à faire, de gens à contacter, etc. J’ai repensé alors à mon expérience et mon passé d’organisateur de meet-up (je n’ai pas trouvé de terme plus appropriés qui permettrait de résumer l’action) et de participant et orateur à des conférences.

En clair dans mon esprit voilà les liens qui se sont mis en oeuvre : Si je n’avais été à une conférence et discuté avec une personne en particulier je n’aurais pas entendu d’un projet d’association, qui a conduit à créer une antenne locale de cette association, qui m’a conduit a créer des événements et me pencher sur la question des meetups, qui m’a donné une expérience dans l’organisation, qui m’a appris comment il était possible de fédérer orateurs, entreprises et participantes et participants, ce qui a conduit à m’intégrer dans un écosystème communautaire plus large. Et de ce nouveau point de départ découle une série de conséquences qui amène à un autre point d’étapes, etc…

Pour moi la bombe à graines c’est ça, cette façon dont les actions influence d’autres actions. Je me dis que au-delà de l’influence personnel, d’autres reçoivent ces graines et vont, à leur tour, les faire germer à leur tour.

Il est souvent facile de se décourager, de se dire que ce qu’on écrit ou fait ne vaut pas la peine, car tout à été dit ou fait, mais on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise. Comme je l’ai dit, une simple conversation peut changer une vie à l’autre bout du monde.

Mon parcours… de convalescence

A l’issu de la fresque, avant de discuter des actions ou engagement, nous est demandé de noter un mot décrivant notre état ou sentiment à ce moment là (en gros le moment où on vient d’achever la fresque et pris conscience des enjeux).

Pour ma part j’ai noté le mot « impatient », c’est ça. C’est un double sens. Je suis à la fois impatient de voir les actions menées et mener les actions moi même. Je suis également impatient de voir ce qui va se passer ces trois prochaines années. Oui l’urgence conditionne et implique cette éco anxiété mais cette deadline, cette borne temporelle qu’est ce qu’elle nous réserve ? Je ne sais pas mais j’ai envie de voir finalement. Peut-être que le pire comme le meilleur nous attends. J’ai bon espoir tout en me sentant informé. Bref c’est pas forcément rassurant mais il ne faut pas perdre l’espoir.

Mais pourquoi je me sens donc moins anxieux qu’avant ? Parce que je me rends compte que je n’ai pas vraiment répondu à la question.

Je ne dirais pas que je suis complétement serein à l’heure actuelle. Il reste des raisons d’angoisser mais j’aborde, après cette fresque, le sujet avec un peu plus d’optimisme. C’est positif de voir des personnes prendre conscience des enjeux, sans que ce soit feint ou bien que ce soit juste de façade, histoire de verdir un discours. Comme je l’ai déjà lu, ou entendu quelque part, la dérèglement climatique ce n’est pas un gros problème à résoudre mais une multitude de petits. Quand on met un peu le doigt dedans on s’en rend vite compte et on a envie de partir sur le front pour se charger de plusieurs sujets, que ce soit pour faire évoluer ses pratiques ou militer. De savoir que d’autres nous rejoignent sur le sujet c’est positif.

Si je dois résumer ce qui m’a fait le plus de bien, ce serait d’avoir déchargé un peu mon sac et d’avoir partagé les poids qui m’oppressent parfois. Il y’aura des suites bien sur, c’est déjà prévus. Nous verrons bien si cet événement fait parti des petit pas que nous faisons pour aller vers un mieux. Comme je l’ai dit je suis vraiment impatient.

Notes

  1. Hommage presque direct au bonheur inquiet de Lewis Trondheim
  2. Remember Tchernobyl et la navette challenger
  3. Oui j’exagère peut-être mais bon quoi dire d’autre?

Quick Critique : Prendre la route

Aujourd’hui mon ami d’internet que j’ai, je vais te parler de route et de philosophie avec le livre de Matthew B. Crawford : « Prendre la Route ».

Prendre la route - Matthew B. Crawford - Éditions La Découverte

Si tu ne connais pas l’auteur, peut-être es tu passé à côté de son précédent Opus intitulé « Éloge du carburateur » ? N’hésite pas à te jeter dessus, l’auteur y décrit son parcours de consultant en entreprise recyclé en mécanicien moto professionnel à mi-temps, partagé avec un poste de professeur de philosophie. Cet éloge a eu, je crois, un certain succès en France. C’est sans doute pour cela que son dernier essai a eu droit une traduction en français, ce qui n’est pas le cas de l’excellent « Traffic: Why we drive the way we do (and what it says about us) » de Tom Vanderbilt, que j’ai déjà chroniqué sur mon blog. Pourtant, en lisant l’essai de Crawford, je me dis que les éditions de la Découverte devraient se pencher sur la traduction de Traffic, je pense qu’il y a un public pour ça. Petit clin d’œil d’ailleurs, Crawford fait référence à Traffic dans son premier chapitre.

Désolé pour la digression, je reviens à l’essai ici chroniqué. Quoi t’en dire en résumé ? Il faut savoir 1 que Matthew Crawford et un motard philosophe et, plus encore, c’est un mécanicien féru de vieilles machines. En résumé, c’est un passionné de mécanique qui va vous parler de la route et de son usage. Autant donc bien avoir ça en tête car, à de multiples reprises, la verve du passionné ressort, pour le meilleur et pour le pire. Par exemple, il mettra un chapitre à détailler avec grand plaisir comment remettre en service une vieille Volkswagen et chercher les pièces idéales en allant les chercher auprès d’un gourou de la bielle et dans les pièces détachées standard des Subaru. C’est assez hilarant à suivre. D’autres fois le passionné minimisera les effets de la vitesse dans les statistiques des accidents en affirmant (sans véritable preuve) que les chiffres sont gonflés par les agents constatant les crashs de voiture (et pourtant la vitesse est une facteur déclencheur et aggravant dans un accident).

Le livre reste très pertinent quant à la critique de la politique de mobilité actuelle et la quête autour de la voiture autonome. Le point essentiel qu’il défend, est que les voitures contemporaines mettent de la distance entre le conducteur et l’engin ce qui le mets encore plus à distance de l’environnement autour. Il prétend que c’est par soucis de sécurité, ce qui est sans doute un peu vrai, et d’écologie. Je trouve ce point-là un peu léger, car il fait un parallèle un peu rapide entre tenant du progressisme et écologistes (alors qu’on sait bien que les écolos sont des conservateurs bien sur2). Le bobo écolo a bon dos, mais, mis à part ce petit point qui mériterait peut-être plus d’études, on sent en lui quand même une irritation à voir les écrans investir les tableau de bords des SUV, il ne met pas Tesla ni Uber dans son cœur et prédit que la voiture autonome de Google sera une carpocalypse qui ne résoudra en rien les problèmes de congestions urbaines.

Un autre point que j’ai trouvé intéressant et qui aurait mérité d’être un peu plus creusé, c’est l’impact des smartphones et autres écrans sur la sécurité routière. Il indique que ce problème de détournement d’attention risque d’être un point difficile à combattre. C’est encore plus difficile que l’alcool au volant, car la pression sociale ne peut jouer sur ces infractions. Reste donc de l’éducation et de la prévention à faire et quelques palliatifs techniques.

Petit aparté, dans un chapitre l’auteur évoque le célèbre3 échange entre Bill Gates et General Motors (que j’ai retrouvé sur internet). Depuis Tesla est arrivé et peut-être que la blague est devenu réalité avec tout ce que je peux lire sur ces voitures.

Pour en revenir à notre auteur, je me dis que s’il avait été passionné de vélo, ce qui malheureusement a été impossible suite à une mauvaise aventure avec une racaille sur BMX, l’auteur serait un ardent défenseur des rides urbains et des parcours longues distances, décrivant avec fougue les différentes masses critiques à travers le monde et se régalant de pignons à tous les repas.

Bref autres temps, autres mœurs.
En-tout-cas cet essai se lit assez facilement et rapidement, il apporte un lot intéressant d’arguments et de réflexions. Tu peux passer les chapitres qui ne te parlent pas, c’est OK et surtout lire, si le sujet t’intéresse, l’excellent Traffic de Tom Vanderbilt que je ne recommanderai jamais assez.

Notes

  1. Et tu le seras à la lecture de son précédent essai, désolé du spoil
  2. Un jour je pondrais l’article que j’ai dans la tête sur ma vision de l’écologie et ce qui relève, à mon sens, d’un pur opportunisme qui a bon dos.
  3. Du moins dans le milieu geek

Se déculpabiliser quand on démarre le vélotaf…

Ça fait maintenant 12 ans que j’utilise le vélo pour mes déplacements. En 12 ans, beaucoup de choses ont évolués notamment sur ma propre pratique, sur la régularité de mes trajets. Alors quand je m’exprime sur les forums ou sur twitter je parle avec cette expérience et j’oublie parfois comment tout a commencé. Alors voilà une petite liste de trucs qui sont OK.

C’est OK de ne pas faire du vélo tous les jours.

C’est OK d’attendre les bonnes conditions.

C’est OK d’avoir un vélo pas adapté au vélotaf (au début).

C’est OK de pas tout savoir sur le vélo.

C’est OK d’avoir un vélo qui grince (mais bon quand même penser à consulter un vélociste ou un atelier d’autoréparation)

C’est OK de prendre la voiture quand on n’a pas le choix.

C’est OK de vouloir progresser.

C’est OK de ne pas faire ses 60 kms le week-end.

C’est OK d’avoir un sac à dos, ou pas, des sacoches ou pas, à l’avant ou à l’arrière.

C’est OK de faire du gravel avec un vélo qui n’en est pas un (mais gaffe quand même)

C’est OK d’en avoir parfois plein les jambes.

Suggestion en commentaire : C’est OK d’utiliser un VAE 1

Suggestion twitter : C’est pas OK de tomber parce que ça peut faire mal, mais ça arrive. Dans la twittosphère et dans son entourage on trouvera toujours plein de soutiens pour (plus ou moins) vite se remettre en selle.

Et c’est OK de continuer la liste en commentaire.

Petite réflexion bonus : Je vois encore tout un tas de conseils qui ressemblent à des injonctions on des injonctions qui se veulent des conseils sur les réseaux. C’est peut-être un bon sentiment à la base mais chacun sa manière de voir les choses. Mon avis serait que si vous avez eu une révélation ou une bonne expérience, parlez en simplement sans penser que c’est LA manière de faire pour tous. Comme on le dit si bien dans mon langage de prédilection TMTOWTDI.

Notes

  1. personnellement j’ai commencé sans mais j’y songe de plus en plus

Quick-Critique : Trafic

Trafic : Pourquoi nous conduisons de la manière dont nous le faisons (et ce que ça dit sur nous) par Tom Vanderbilt. (Traduction par ma pomme, inspiré du titre de ce livre, non traduit à ce jour).

Traffic: Why we drive the way we do (and what it says about us) : Vanderbilt,  Tom: Amazon.fr: Livres

J’ai découvert l’existence de ce livre dans une vidéo passionnante sur la décision d’UPS de faire évoluer leur GPS interne pour éviter aux chauffeurs de tourner à gauche (si si ça marche)

Cette anecdote a été compilé (avec d’autres) par Tom Vanderbilt, qui, à un moment de sa vie s’est posé des questions sur l’un des aspects centraux de nos vies à savoir la mobilité et, plus particulièrement, la mobilité automobile. Il s’est alors rendu compte que, même si de nombreuses études avaient été faites, aucun livre n’en avait fait la compilation, d’où l’idée de ce livre.

On peut dire que ce livre est à la mobilité dure ce que Freakonomics est à l’économie. Sur la base d’études sérieuses, Tom Vanderbilt détaille ses découverts sur les différents aspects de la circulation routière, que ce soit les comportements des conducteurs, la voirie que ce soit pour la mise en place ou la gestion, les spécificités (ou non) de différents pays, le partage avec les autres modes de déplacements… Toutefois, le livre datant de 2008 et n’ayant pas eu de mise à jour, certains aspects ne sont pas abordés ou rapidement évoqués comme les voitures autonomes, l’impact des applications sur nos trajets ou encore la voiture électrique.

Difficile de faire un résumé de tout ce qu’on y découvre. Les personnes attentives et intéressés par les questions des déplacements vont y retrouver quelques études déjà connues mais d’autres leur apparaitront. Pour les autres ça va être une découverte passionnante qui donnera une autre vision de la conduite et, peut-être, les fera revoir ce qui est considéré comme acquis.

S’il faut bien retenir quelque chose de ce livre, c’est que la plupart des solutions efficaces sur le trafic, les accidents et autres sont contre intuitives.

Il faut parfois enlever des panneaux pour éviter les accidents, que les routes les moins sûres ne sont pas forcément les plus dangereuses, qu’il faut parfois ralentir pour arriver plus vite et, bien sur, que plus de routes mènent à plus de bouchons.

On y apprends aussi que le réseau routier vit sur une dette plus que croissante, les routes sont parfois à 200% de leur capacité et que les bouchons sont évités grâce à des techniques d’optimisation très sophistiquée.

Il est regrettable que livre n’ai pas été traduit en français car il peut faire beaucoup pour la prise de conscience de nos (bonnes et mauvaises) habitudes. Il a en plus un coté didactique et vulgarisateur très bien maitrisé, ce qui en fait un régal à lire ou à picorer. Toutefois l’auteur prend souvent des exemples de circulation à l’américaine qui ne ressemblent pas toujours au quotidien d’un conducteur européen.

Heureusement nous avons quelques bonnes plumes en France pour nous parler de vélo et de politique de mobilités.

Et vous quels sont vos lectures en la matière ?

Interlude entre deux années

Entre le 23 décembre et le 02 janvier, j’ai fait un break et ça fait du bien. En soi, rien de très extraordinaire mais l’année n’aura pas laisser beaucoup d’instants de répits. Je l’ai fait un peu sans le vouloir mais j’ai mis tout de coté à peu près tout ce que je fais d’habitude niveau boulot, asso et autres.

J’ai passé donc une dizaine de jours à faire les choses suivantes :

  • Manger et faire la diète entre les repas
  • Jouer à Railway Empire, qui m’a remis dans les jeux de simulation.
  • Lire un roman trop souvent commencé et enfin terminé, dont je reparlerai à l’occasion
  • Revoir mon plan de prise de note en utilisant de nouveaux outils, travail toujours en cours.
  • Planifier les différents billets dont j’ai envie d’écrire cette année… mais dans ma tête seulement pour le moment (pas bien)1
  • Trier les photos de l’année 2020 pour mon calendrier rituel. J’ai beaucoup moins déclenché bizarrement.
  • Préparer des cadeaux, beaucoup, et oublier d’en offrir certains.

Et pas mal de temps à réfléchir. L’année qui vient va être source de beaucoup de changements pour moi en prévision mais pour le moment je n’ai pas plus d’informations. C’est un peu nébuleux encore mais grosso-modo, la situation au travail est très flou. Ce n’est pas du à la situation sanitaire mais un problème plus profond. Sans rentrer dans le détail c’est une succession de crises qui a fragilisé l’ensemble du groupe dont je fais parti. Je fais parfois d’étrange parallèles entre la situation du pays et celle de mon entreprise. Bref au delà de cette crise financières, ces crises et la situation sanitaire aura surtout eu l’effet de révéler ou d’accentuer des modes opératoires avec lesquels je ne suis pas en accord ou bien qui me mettent mal à l’aise.

Dans une autre période de ma vie, j’aurais déjà été en train d’écumer les jobboards ou les annonces de l’APEC en vue de trouver un autre travail, mais pas cette fois-ci. Avant de pouvoir songer à envoyer une candidature il est des questions auxquelles je doit répondre, questionner mes envies et les modalités de mon futur travail. J’ai lu et relu plusieurs articles récemment qui pourrait un peu résumer mes réflexions, par exemple ce que dit Anne Sophie me parle beaucoup ou encore les envies contradictoires de Florens.

En dehors de ça, je n’ai pas pris de résolution cette année, comme souvent finalement. En revanche j’ai listé quelques envies et surtout me suis donné quelques défis pour cette nouvelle année. L’idée est d’avoir quelques lignes personnelles à suivre à travers les prochains mois. L’un de ces défis est de publier ici au moins dix articles en commençant par celui là. Je pense avoir la matière, reste à peaufiner la méthode qui, pour le moment, n’est pas encore forcément la plus adaptée.

Notes

  1. En même temps depuis j’ai tout remis dans un carnet de notes sur mon ordinateur, mieux