Des instants de vies

2015 n’a pas été une bonne année, tout le monde en conviendra. Il s’est peut-être passé des trucs cools, mais ils ont été noyés dans des événéments tellement tragiques et angoissant qu’on ne s’en souvient peut-être plus. Pour cela et bien d’autres raisons, les gens ressentent le besoin de faire quelques choses pour allez à l’encontre du pessimisme, de la peur de l’autre, de l’ignorance. Parfois ça passe par des moments simples mais tellement précieux.

C’est ce que ce ce sont dit deux mamans de l’école où vont mes enfants : « Et si on organisait un goûter pour célébrer l’année qui démarre, ouvert à toutes et tous, quelque chose de laïque même si ça sonne pas aussi bien qu’avant » et la machine s’est lancée.

La part du photographe…

Et pour accompagner ce mouvement j’ai eu une petite idée que j’ai suggéré eux organisatrice. Mon idée de départ était de laisser une trace de l’événement. Bien sur il y’aurait quelques photos à faire pour se souvenir mais je voulais aussi être dans l’instant, apporter aussi une animation lors de l’après midi. Pour cela il existe (encore) une solution magique. Je me suis donc mis au service de cette action avec quelques pellicules et mon appareil photo instantanée.

Prêt à déclencher

Aparté technique

Mon parc d’appareil et d’objectif est relativement restreint. Je passe énormément de temps avec mon réflex accompagné d’une focale fixe et ça me suffit dans bien des cas. Quand je veux introduire un petit nouveau dans ma pratique photographique, je ne cherche pas le meilleur appareil, la fiche technique d’enfer mais je réfléchis d’avantage à ce que l’appareil peut m’apporter de nouveau et m’amener vers une nouvel étape de ma pratique. Pour l’instax j’avais envie d’instantanéité, j’avais envie que cet appareil me serve à créer de nouveaux liens avec les gens que je photographie maintenant que j’ai passé une certaines timidité à faire des portraits.

Pour ça j’ai été servi.

Déroulement

Cet après midi là je me suis donc mis en chauffe doucement. Prenant quelques photos rapidement des premières personnes présente. Les organisatrices avaient prévu de quoi accrocher les photos, ce qui m’a permis d’improviser une expo des photos.

Expo!

Je suis resté un moment en retrait, prenant des instants de vie ça et là. Et puis je me suis fait repéré par les enfants et les parents qui ont profité de la magie de l’instantané et demandé que je leur tire leur portrait. J’avais prévu large mais les cinq pellicules sont passées à toute vitesse.

Le plus magique de cette journée c’est de voir un môme fixer le rectangle blanc ou apparaît, petit à petit, son image.

Souvenirs

Au final ce fut une belle après midi, pleine de moments inattendus. J’espère avoir bien aider à ce moment. J’ose espérer que des moments comme ça ravive l’envie de vivre ensemble, atténue les différences et les incompréhensions et qu’il y ait encore beaucoup de moment comme ceux que j’ai figé sur un petit bout de pellicule.

WIZZYWIG : Portrait d’un hacker en série

C’est en musardant dans une médiathèque proche de chez moi, que je suis tomber sur cette BD qui, tout de suite, a attiré mon regard de lecteur et d’informaticien curieux.

Couverture Wizzywig

Bluebox et autres curiosités…

Wizzywig est bande dessinée d’Ed Piskor. Elle raconte l’histoire de Kevin « BoingFlop » Phunicle (BoingThump en VO), un garçon un peu timide mais très débrouillard grandissant au début des années 80. Déjà pas bien gâté par la vie (orphelin et victime favorite des terreurs de son quartier) il a, pour son plus grand malheur, un QI plus élevé que la normal, une oreille absolue et vit les très riches heures des débuts de l’informatique et des télécommunication grand public.

S’ensuit une série de découvertes mais aussi de déconvenues car, à l’époque, il est très mal vu d’en savoir plus que les ingénieurs. Et il le paiera plutôt cher si on rajoute à ça la tempête médiatique qui fondra sur lui comme la misère sur le bas peuple.

Si vous avez déjà lu quelques articles ou livres sur cette période, vous vous retrouverez en terrain connu, que ce soit avec la bluebox ou bien la fameuse fréquence 2600. On voit également les deux clowns Steve et Steve faire une apparition.

Les mésaventures de Steve et Steve

Les Free Kevin qui parsèment le livre vous rappellerons des souvenirs aussi.

Free Kevin(s)

Même si Kevin Phunicle n’a jamais existé, son histoire est inspiré de la vie de plusieurs hackers célèbre comme Kevin Mitnick,  Kevin Poulsen ou d’autres de ces années là dont Ed Piskor, pour son histoire, à choisit les instants les plus tragiques car il n’est visiblement facile d’être BoingFlop. Malgré un trait très clair, les images sont sombres et sales. L’histoire est raconté depuis plusieurs points de vues. Parfois la même anecdote est reprise par différent protagoniste pour bien nous faire voir la différence entre la réalité et ce qu’il a pu en être raconté par les soi disant gens de biens à la poursuite des méchants hackers.

Le fantasme des gens est également très présent. Alors que la plupart des hauts faits des hackers sont le résultat de l’ingénierie sociale, Kevin sera malgré tout interdit de toucher un ordinateur pendant une certaines partie de sa vie.

Du passé mais du présent aussi…

En fin de livre, sans trop en révéler, l’auteur fait le pont avec l’actualité brulante. De la bluebox à wikileaks, les enjeux ne sont pas tout à fait les mêmes mais les méthodes restent et perdurent. D’un coté il y’a les lanceurs d’alertes, les bidouilleurs, ceux qui ouvrent le code et d’un autre toujours les mêmes réflexes privateurs. Dire que le livre est engagé, oui sans aucun doute.

Donc si par hasard en musardant dans une bibliothèque ou bien même sur Internet car l’album est disponible gratuitement sur le site de l’auteur :

Bonne lecture.

 

 

J’aime la galette à la mode FLUPA

Les antennes FLUPA fleurissent un peu partout en france depuis quelques temps, y compris à Montpellier. C’est donc pour ça que je me suis retrouvé le mercredi six janvier dernier à la barakajeux pour le challenge FLUPA de l’année.

J’ai vu de la lumière…

En tant que développeur plutôt axé sur le backend et, ces derniers mois, d’une API, j’ai assez peu de travail d’UX à réaliser1. Je suis venu en curieux motivé par l’aspect collaboratif du rendez-vous.

J’ai d’ailleurs bien précisé ma situation lors du tour de table, en priant pour que ce ne soit pas comme les équipes de balle au prisonnier en école primaire : on prend le développeur backend en dernier pour pas pénaliser l’équipe.

Heureusement ce ne fut pas le cas. Je me suis retrouvé en compagnie d’Amanda, Chloé, Doris et Patrick pour plancher sur l’un des deux sujets suivant :

  1. Partager pour moins gâcher : économie collaborative ou circulaire
  2. C’est facile quand c’est fun ! Agir pour l’environnement en s’amusant

…et je suis entré.

Donc nous avions une heure pour réfléchir ensemble sur les sujets et réaliser un story board de notre idée. Une heure c’est plutôt court pour ça mais c’est le but du challenge.

Sans vraiment trancher, nos premières idées ont rapidement tourné autour du deuxième sujet. La question qui s’est posé alors fut la suivante : « Qu’est ce qui actuellement n’est pas fun et qui pourrait être améliorer sur le sujet ? »

Plusieurs idées sont venus autour du recyclage, des bouteilles qui s’entassent, des déchetteries et d’autres choses. Tout en mangeant un morceau de galette, nous avons chacun à notre tour dérouler des idées pour les flinguer tout aussitôt2. J’ai ainsi déroulé tout un laïus autour d’une déchetterie améliorée pour conclure : « ha mais c’est tout sauf fun ».

Et puis, à un moment, un consensus à émerger autour de WasteLand. Nous avons commencé par imaginer un lieu fun, tourné autour du recyclage. Le parc d’attractions est revenu à plusieurs reprises au milieu de choses et d’autres (des stands de recyclage dans les supermarché, des simples attractions) mais une fois le nom, WasteLand, trouvé, le reste a coulé de source. Patrick s’est ensuite attaqué au story board et Chloé puis Amanda ont écrit la petite histoire que nous avons imaginé ensemble.

Wasteland - Le Story Board

Nous avons ensuite présenté notre concept et découvert ceux de nos « concurrents ». De très bonnes idées ont émergées, certaines que nous avions effleuré, d’autres totalement inédites. J’ai bien aimé les concepts de « pile humaine » qui consistait à réutiliser des espaces communs dans les quartiers pour y créer de l’énergie ensemble au moyen de système divers (dynamos, cellule photovoltaïques). Il y’a eu aussi de bonnes idées sur l’amélioration des poubelles de tri intégrées à un plan de travail ou bien réutilisant le concept de box tout en un. Les différents storyboard sont disponibles sur l’album de la soirée. Un petit truc m’a marqué : dans l’ensemble les idées qui ont été présenté n’ont que peut à voir avec des sites webs ou des produits informatiques.

Et puis il a fallu choisir le meilleur de la soirée. Au bout de deux tours intense, notre WasteLand a été honoré et voté story board de la soirée.

En conclusion

Pour mon premier apéro FLUPA, ce fut une réussite. Du backend au frontend, il est bon de s’intéresser de plus près au sujet UX et ce genre d’exercice permet de s’y frotter si on en pas toujours l’occasion au quotidien. J’y retournerais sans aucun doute.

Vous pouvez voir à l’adresse suivante l’ensemble des concepts gagnant des différentes antennes et voter pour votre préféré : http://flupa.eu/blog/2016/01/11/vote-design-challenge-flupa/

Notes

  1. Bon pas tout à fait, je sais que l’UX dépasse la notion du front-end et je serais bien curieux de discuter des UX d’APIs à l’occasion
  2. A ce propos je recommande la conférence de Virgine Caplet : http://www.paris-web.fr/2015/conferences/confessions-dun-serial-killer.php

Faites des trucs

En cette période où les injonctions de prise de résolutions pleuvent, je vais y aller de mon petit laïus en vous invitant à prendre une seule résolution mais une très importante : En 2016, faites des trucs!

Consciemment ou non c’est celle que je prend depuis des années mais cela fait finalement peu de temps que j’ai vraiment mis des mots sur cela.

Et pi fanny!

Il s’avère que je me rends chaque année à Sud Web et que là bas j’ai environ un milliard d’épiphanies par jour (rep à ça Jesus) dont j’oublie quasiment la totalité en rentrant chez moi. Il en reste toujours une ou deux qui traînent et qui me font l’année voir un peu plus. En 2015 je n’y ai pas coupé.

C’était pendant les élaboratoires, lors d’une session de thérapie de groupe discussions initiée par deux étudiant en quêtes de réponses pour leurs nombreuses questions qui pourraient se résumer à « comment vais je faire pour trouver un job cool qui me plait avec une formation bien en deçà de mes attentes de geek/geeke? » La discussion a donc tourné autour de différents sujets ou conseils sur ce qu’il était possible de faire. Et puis l’ami Bruno Bord1 a pris la parole pour résumer un peu le débat :

« Comme le dis si bien Antoine Vernois2, Faites des trucs ».

Et là dans mon esprit :

C’est exactement ce que je fais depuis des années et, surtout, c’est ce que j’aime faire : faire des trucs, expérimenter, commencer quelque chose pour voir où cela va me mener. Conscientiser ça m’a permis également d’identifier plusieurs points qui ont évoluer dans ma façon de faire des trucs.

Les premiers pas…

Ce qui a pas mal changé au cours des dernières années, c’est la façon dont je commence les trucs. Il y’a encore quelques années je pensais trop en mode projet. Avant de faire un truc, il me fallait un temps certain de maturation en tête, puis un plan. De même j’avais plein de trucs dans la tête et je perdais du temps à tenter de classifications et de priorisation ce qui fait que beaucoup de trucs sont resté en stand-by.

Depuis quelques années, j’ai simplifié  ma manière de faire et j’essaie de plus souvent commencer des trucs et de faire un premier pas. Par exemple, cela faisait quelques années que je me disait qu’il me faudrait changer d’hébergement, migrer mes sites vers plus d’espaces et d’autonomie. J’avais même commencer à établir un plan de migration mais ça tournait en rond. Tout ce qu’il fallait faire c’est le premier pas, et ce premier pas c’était simplement d’activer un hébergement ailleurs. Tout le reste en découle par la suite. Certes au final j’ai pas fait tout dans les règles de l’art mais est ce que c’était vraiment nécessaire? L’essentiel est de démarrer donc.

Une question d’importance

J’ai aussi découvert qu’il n’y a pas de petits ou de grands trucs. C’est sûr que c’est plus prestigieux de faire des trucs énormes, qui ont du succès, où une grosse partie du truc repose sur soi. Mais il est aussi important de faire en fonction du temps et de sa disponibilité, de sa condition de forme aussi. Parfois faire un petit truc en quelques minutes, une gribouille, un petit programme, ça peut vraiment changer les idées. C’est la même chose quand on veut apporter son aide sur un projet. Un aide ponctuelle sur l’organisation d’un événement, des traductions sur  un projet open source ça peut faciliter la vie des organisateurs et mainteneur. Il ne faut donc pas se censurer en fonction de l’ampleur du truc.

Une question de physique

Pendant très longtemps, j’ai fait des trucs sur mon ordi : j’écrivais, je traitait des photos, je codait aussi beaucoup. Je le fais toujours mais je fais aussi de plus en plus de trucs avec mes mains, des trucs qui n’ont rien à voir avec les ordinateurs ou si peu. Cela à commencé, entre autre, quand mon petit prince m’a demandé de lui dessiner un cheval et je m’y suis attelé avec des résultats qui m’ont plu.

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Et c’est vrai que faire des trucs en tout genre c’est bien. Il ne faut pas se limiter à ce qu’on sait faire ou l’environnement dans lequel on est le plus à l’aise. Faire des trucs de ses mains c’est un plaisir différent. Personnellement je le trouve souvent plus épanouissant, je vois les choses se créer au fur et à mesure. C’est parfois frustrant quand on n’arrive pas à obtenir ce que l’on veut mais il faut être patient et revenir sur son truc plusieurs fois. Le résultat est très gratifiant. Outre le dessin, j’ai récemment découvert le tirage cyanotype, un truc dont je reparlerai ici.

Point important aussi de faire des trucs de ses mains, c’est qu’on peut conserver le truc par devers soit ou bien l’offrir. Enfin, comparativement à des trucs informatique et dématérialisé, réaliser un truc d’ordre matériel vous mets tout suite dans l’instant. Si, comme moi, les vélos tournent vraiment très vite dans la tête, c’est on ne peut plus reposant.

Question de partage

Pour conclure, je trouve très important de partager les trucs que l’on fait. L’idée n’est pas de dire « regarder le truc que j’ai fait »3  mais juste de faire plaisir ou de partager pour le bien commun. Je pense bien sur à l’open source. Quand aux trucs fait avec les mains, c’est l’occasion d’un cadeau désintéressé.

Voilà donc pour 2016, je le redis, faites des trucs.

Notes

  1. Oui ça name droppe à mort
  2. Je l’ai d’ailleurs revu en conf quelques temps plus tard et il dit vraiment ça, parfois même plusieurs fois dans la même phrase
  3. D’ailleurs à ce propos je veux clarifier un petit truc, on ne fait pas un truc pour en parler, en revanche il y’a des tucs qu’on fait qui mérite d’être partagé

Le conte du chevalier…

En ces temps de Noël, vous voilà probablement en train de doucement digérer la bûche sur un canapé au coin  du feu (je vous le souhaite) et pour accompagner votre sieste post prandiale voilà le classique petit conte de Noël (Cliquez ici pour lire celui de l’année dernière).

Il était une fois, un chevalier plus ou moins charmant qui venait juste de sortir de l’école d’être adoubé. Il venait de passer quelques années à s’entraîner et à parfaire ses techniques en matière de quêtes diverses et variées au milieu d’autres garçons et filles en quête d’aventures. Il s’était spécialisé dans  le combat contre les créatures maléfiques et, plus précisément, dans la chasse aux araignées maléfiques. C’est une spécialité dont les revenus étaient et son toujours très variables, tout dépendait du trésor amassé par les dites araignées mais dont l’essor, à l’époque de l’adoubement du chevalier, était prometteur. Et puis notre chevalier n’avait pas son pareil pour naviguer sur les toiles.

De ce fait, notre chevalier n’eut aucun mal à trouver des affectations. Il fut contacté rapidement par une Confrérie de Chevaliers Accompagnant les Aventures (CCAA ou CC2A pour les intimes) qui lui proposa un honnête poste de Chevalier Junior pouvant mener à un poste de chef de quête au bout de quelques années. Il accepta avec joie, presser de faire ses preuves et de mettre en oeuvre les compétences qu’il avait accumuler lors de ses années d’apprentissage. Il ne fut pas déçu par l’expérience et même ravi de faire de sa passion chevaleresque un métier.

Bien sur, le métier était bien différent de ce qu’il avait pu apprendre. La théorie dans la chasse aux araignées c’est bien, la pratique est un peu différente. Il fallu à notre chevalier des facultés d’adaptation et d’inventivité pour mener à bien les missions que les clients, suzerains, seigneurs ou grand Comtes, de la CC2A lui confiaient. Il n’était pas mauvais dans son travail, chef de quêtes ça ne lui plaisait pas vraiment comme perspective. Il réussit, avec quelques difficultés, à devenir un chasseur de dragons expert, encadrant les stagiaires en chevalerie et les formant à leur futur métier.

La vie en CC2A n’était toutefois pas toujours rose. Quand les araignées venaient à manquer sur le carnet de quêtes, il était placé sans vergogne sur des missions d’un genre totalement différent. Ainsi il dut chasser le dragon une année entière. « Araignée ou Dragon c’est noire magie ou magie noir » lui prétendit son directeur de caserne. Le chevalier en doutait, oui de loin mais vu de plus près le nombre de pattes n’était pas du le même, et comment faire sans toile? On parla même à un moment de lui confier une expédition contre les gnomes. Heureusement il y échappa de peu.

Un autre aspect le gênait énormément. Afin de multiplier les gains, les direceur de casernes de la CC2A n’hésitait pas à multiplier les missions souvent au détriment d’une certaine qualité et éthique de l’aventure. Le chevalier regrettait de simplement se rendre dans le donjon, défaire l’araignée et repartir avec le trésor sans explorer plus avant les aspects, sans préparer davantage la bataille au préalable.

Le chevalier décida alors de quitter la confrérie et se trouva sous les ordres d’un nouveau seigneur qui lançait son nouveau royaume. Le travail n’était pas tellement différent, l’objectif était toujours de chasser les araignées, mais la manière de faire était complètement. Fini les quêtes qui s’enchaînent, bienvenue à des aventures plus construites avec de la stratégie, de la préparation, un sentiment de véritable achèvement. Notre chevalier se sentit bien et eut l’impression de faire son métier de la noble façon dont nombre de chevaliers lui avaient parler.

Il passa quelques années glorieuses et épanouissantes. Bien sur tout n’était pas idyllique, il fallait parfois faire des compromis sur certains aspects. Satisfaire le seigneur n’était pas une sinécure, parfois les butins n’étaient pas aux rendez vous également. Les changements de direction étaient constants, le nombre d’araignées pas forcément extensible et les autres seigneurs assez féroces. Il fallait se partager les donjons, aller de l’avant, parfois ils faillirent ensemble mais les victoires n’en étaient que plus belles.

Et puis un jour son Seigneur le manda pour lui annoncer une bien mauvaise nouvelle. Pour des raisons diverses il était obligé de se passer des services du chevaliers. Le dernier changement de stratégie excluait la chasse au araignée de la seigneurie.

La vie d’un chevalier ne se conclue pas au terme d’une unique aventure par une conclusion du genre : « Et il vécut heureux pour toujours ». Il y’a des hauts et des bas et le chevalier parfois se retrouver au mi temps de sa vie face au doute mais aussi face à de nombreuse perspectives : Devait il retourner vers le confort d’une confrérie ou bien aller à la recherche d’un nouveau seigneur? Pourrait il faire comme d’autres et louer ses services de château en château? Il était peut-être temps de se former à de nouvelles pratiques comme chevaucher une licrone plutôt que son vieil elephpant.

En attendant il se retira dans sa vieil chaumière auprès des siens, laissant de coté, pour le moment, Seigneur et Araignée, Confrérie et Aventure.

Joyeux Noël et Bonnes Fêtes à vous.

Mesurer le temps qui passe

A chaque fin d’année, et depuis quelques années, je procède à un rituel qui prend de plus en plus d’importance au fur et à mesure que le temps passe : la préparation du calendrier de l’année qui va venir.

J’aime me rappeler de l’année qui vient de s’écouler et de préparer l’année qui vient (même si certaines années on se passerait bien de certains souvenirs). Depuis que j’ai des enfants encore plus. Chaque année, je cherche à conserver un souvenir d’eux mois après mois, voilà donc comment je procède.

Les photos

Il y’a tout d’abord une année qui s’écoule, avec de nombreuses occasions de prendre des photos. Je prend souvent des photos sans y penser. Enfin, plus exactement, je faisait ça au début. Lors de la création du premier calendrier, nous avons trouvé, avec mon épouse que ce serait une bonne idée de prendre chaque mois une photo du mois de l’année précédente et, sur cette photo, doit se trouver mon (puis mes) enfant(s) avec ou sans d’autres membres de la famille. Ça n’a pas trop posé de problème vu le nombre de photos que je prenais à l’époque par mois. Toutefois j’ai pu noter que certains mois j’avais nettement moins de photos que d’autres. Au fur et à mesure des années, l’exercice du calendrier s’est avéré un excellent moyen de revenir, mois après mois, sur mes photos. Il faut dire que j’ai un classement idoine : un dossier par année, contenant 12 dossiers, un pour chaque mois, et encore à l’intérieur un dossier par jour avec les RAW et des dossier par thème contenant les JPG. J’essaie de tenir le compte au fil du temps mais, bien souvent, j’échoue à le faire. Là encore faire un calendrier m’oblige, en quelque sorte, à reprendre les mois que j’ai délaissé et faire pas mal de ménage.

Au final, j’arrive toujours plus ou moins à trouver 13 photos pour illustrer les mois de l’année et même ajouter une couverture. Généralement je me rappelle qu’il en faut une quand je suis sur l’outil.

Après quelques années de création de calendriers, j’ai aussi appris à anticiper la fin d’année et je prévois d’avantages mes photos et j’essaie de prendre régulièrement une photo de mes deux enfants ensemble. Bien souvent je me dis « celle là se trouvera sur le calendrier ».

La réalisation du calendrier

Je ne vais pas trop m’étaler sur le sujet. Mon conseil c’est avant tout de trouver un format qui plait. Il y’a à peu près tout de disponible sur les différents sites de tirages photos. Personnellement je préfère les petits formats que j’achète en plusieurs exemplaires pour pouvoir les offrir.  Une fois un format choisi j’y reviens d’année en année.

Le plus important au final…

Le plus important à mon gout c’est de retrouver, au fur et à mesure de l’année qui va s’écouler, une petite capsule pour rappeler où on était juste un avant. Le temps passe vraiment à toute allure, j’ai même l’impression qu’il accélère encore. Alors une fois par mois, quand je tourne la page du calendrier, je souris en regardant la photo qui apparaît et je voyage un moment dans le temps.

On réouvre, dialogue avec moi même

Toc, toc…

Oui c’est ouvert.

Ha bon tu es sur?

Rien n’est sur mais oui je pense que cette fois c’est ouvert pour de bon.

Et pourquoi ce retour?

Une envie d’écrire qui est revenu suite à des projets un peu fou mais avortés d’autres plus aboutis et puis le NaNoWrimo (on en reparlera d’ailleurs). Il y’a aussi l’envie d’avoir un petit espace à moi sur le web, de parler de ce que je fais et sais faire. Tu as dit design de soi?  Oui ça aussi on en reparlera.

Et ça va parler de quoi?

Comme le sous-titre l’indique, ce sera des mots sur la photo et l’info, parfois sur le vélo. Je vais privilégier les retours d’expériences, les compte-rendus aux réflexions et, surtout, aux réactions. L’idée est de parler de mes coups de cœurs, de mes expériences, en bref de ce qui me meut. Vachement bien non?

Tu t’es pas foulé pour le style.

Oui, mais j’ai déjà perdu trop de temps à chercher un thème qui va bien, à chercher à utiliser des moteurs divers et variés. A faire du medium ou du tumblr. Baste… Un wordpress, un thème de base et un petit fond qui va bien et puis on verra plus tard si le besoin se fait sentir de changer tout ça.

Et pourquoi ce billet?

Parce qu’il faut bien recommencer par quelque chose et qu’un billet comme ça finira dans les limbes. En tout cas c’est toujours drôle à écrire. J’espère que ça ne me fera pas rire jaune.

Quoi dire de plus?

Et bien à bientôt.

OK