Faites des trucs

En cette période où les injonctions de prise de résolutions pleuvent, je vais y aller de mon petit laïus en vous invitant à prendre une seule résolution mais une très importante : En 2016, faites des trucs!

Consciemment ou non c’est celle que je prend depuis des années mais cela fait finalement peu de temps que j’ai vraiment mis des mots sur cela.

Et pi fanny!

Il s’avère que je me rends chaque année à Sud Web et que là bas j’ai environ un milliard d’épiphanies par jour (rep à ça Jesus) dont j’oublie quasiment la totalité en rentrant chez moi. Il en reste toujours une ou deux qui traînent et qui me font l’année voir un peu plus. En 2015 je n’y ai pas coupé.

C’était pendant les élaboratoires, lors d’une session de thérapie de groupe discussions initiée par deux étudiant en quêtes de réponses pour leurs nombreuses questions qui pourraient se résumer à « comment vais je faire pour trouver un job cool qui me plait avec une formation bien en deçà de mes attentes de geek/geeke? » La discussion a donc tourné autour de différents sujets ou conseils sur ce qu’il était possible de faire. Et puis l’ami Bruno Bord1 a pris la parole pour résumer un peu le débat :

« Comme le dis si bien Antoine Vernois2, Faites des trucs ».

Et là dans mon esprit :

C’est exactement ce que je fais depuis des années et, surtout, c’est ce que j’aime faire : faire des trucs, expérimenter, commencer quelque chose pour voir où cela va me mener. Conscientiser ça m’a permis également d’identifier plusieurs points qui ont évoluer dans ma façon de faire des trucs.

Les premiers pas…

Ce qui a pas mal changé au cours des dernières années, c’est la façon dont je commence les trucs. Il y’a encore quelques années je pensais trop en mode projet. Avant de faire un truc, il me fallait un temps certain de maturation en tête, puis un plan. De même j’avais plein de trucs dans la tête et je perdais du temps à tenter de classifications et de priorisation ce qui fait que beaucoup de trucs sont resté en stand-by.

Depuis quelques années, j’ai simplifié  ma manière de faire et j’essaie de plus souvent commencer des trucs et de faire un premier pas. Par exemple, cela faisait quelques années que je me disait qu’il me faudrait changer d’hébergement, migrer mes sites vers plus d’espaces et d’autonomie. J’avais même commencer à établir un plan de migration mais ça tournait en rond. Tout ce qu’il fallait faire c’est le premier pas, et ce premier pas c’était simplement d’activer un hébergement ailleurs. Tout le reste en découle par la suite. Certes au final j’ai pas fait tout dans les règles de l’art mais est ce que c’était vraiment nécessaire? L’essentiel est de démarrer donc.

Une question d’importance

J’ai aussi découvert qu’il n’y a pas de petits ou de grands trucs. C’est sûr que c’est plus prestigieux de faire des trucs énormes, qui ont du succès, où une grosse partie du truc repose sur soi. Mais il est aussi important de faire en fonction du temps et de sa disponibilité, de sa condition de forme aussi. Parfois faire un petit truc en quelques minutes, une gribouille, un petit programme, ça peut vraiment changer les idées. C’est la même chose quand on veut apporter son aide sur un projet. Un aide ponctuelle sur l’organisation d’un événement, des traductions sur  un projet open source ça peut faciliter la vie des organisateurs et mainteneur. Il ne faut donc pas se censurer en fonction de l’ampleur du truc.

Une question de physique

Pendant très longtemps, j’ai fait des trucs sur mon ordi : j’écrivais, je traitait des photos, je codait aussi beaucoup. Je le fais toujours mais je fais aussi de plus en plus de trucs avec mes mains, des trucs qui n’ont rien à voir avec les ordinateurs ou si peu. Cela à commencé, entre autre, quand mon petit prince m’a demandé de lui dessiner un cheval et je m’y suis attelé avec des résultats qui m’ont plu.

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Et c’est vrai que faire des trucs en tout genre c’est bien. Il ne faut pas se limiter à ce qu’on sait faire ou l’environnement dans lequel on est le plus à l’aise. Faire des trucs de ses mains c’est un plaisir différent. Personnellement je le trouve souvent plus épanouissant, je vois les choses se créer au fur et à mesure. C’est parfois frustrant quand on n’arrive pas à obtenir ce que l’on veut mais il faut être patient et revenir sur son truc plusieurs fois. Le résultat est très gratifiant. Outre le dessin, j’ai récemment découvert le tirage cyanotype, un truc dont je reparlerai ici.

Point important aussi de faire des trucs de ses mains, c’est qu’on peut conserver le truc par devers soit ou bien l’offrir. Enfin, comparativement à des trucs informatique et dématérialisé, réaliser un truc d’ordre matériel vous mets tout suite dans l’instant. Si, comme moi, les vélos tournent vraiment très vite dans la tête, c’est on ne peut plus reposant.

Question de partage

Pour conclure, je trouve très important de partager les trucs que l’on fait. L’idée n’est pas de dire « regarder le truc que j’ai fait »3  mais juste de faire plaisir ou de partager pour le bien commun. Je pense bien sur à l’open source. Quand aux trucs fait avec les mains, c’est l’occasion d’un cadeau désintéressé.

Voilà donc pour 2016, je le redis, faites des trucs.

Notes

  1. Oui ça name droppe à mort
  2. Je l’ai d’ailleurs revu en conf quelques temps plus tard et il dit vraiment ça, parfois même plusieurs fois dans la même phrase
  3. D’ailleurs à ce propos je veux clarifier un petit truc, on ne fait pas un truc pour en parler, en revanche il y’a des tucs qu’on fait qui mérite d’être partagé

Le conte du chevalier…

En ces temps de Noël, vous voilà probablement en train de doucement digérer la bûche sur un canapé au coin  du feu (je vous le souhaite) et pour accompagner votre sieste post prandiale voilà le classique petit conte de Noël (Cliquez ici pour lire celui de l’année dernière).

Il était une fois, un chevalier plus ou moins charmant qui venait juste de sortir de l’école d’être adoubé. Il venait de passer quelques années à s’entraîner et à parfaire ses techniques en matière de quêtes diverses et variées au milieu d’autres garçons et filles en quête d’aventures. Il s’était spécialisé dans  le combat contre les créatures maléfiques et, plus précisément, dans la chasse aux araignées maléfiques. C’est une spécialité dont les revenus étaient et son toujours très variables, tout dépendait du trésor amassé par les dites araignées mais dont l’essor, à l’époque de l’adoubement du chevalier, était prometteur. Et puis notre chevalier n’avait pas son pareil pour naviguer sur les toiles.

De ce fait, notre chevalier n’eut aucun mal à trouver des affectations. Il fut contacté rapidement par une Confrérie de Chevaliers Accompagnant les Aventures (CCAA ou CC2A pour les intimes) qui lui proposa un honnête poste de Chevalier Junior pouvant mener à un poste de chef de quête au bout de quelques années. Il accepta avec joie, presser de faire ses preuves et de mettre en oeuvre les compétences qu’il avait accumuler lors de ses années d’apprentissage. Il ne fut pas déçu par l’expérience et même ravi de faire de sa passion chevaleresque un métier.

Bien sur, le métier était bien différent de ce qu’il avait pu apprendre. La théorie dans la chasse aux araignées c’est bien, la pratique est un peu différente. Il fallu à notre chevalier des facultés d’adaptation et d’inventivité pour mener à bien les missions que les clients, suzerains, seigneurs ou grand Comtes, de la CC2A lui confiaient. Il n’était pas mauvais dans son travail, chef de quêtes ça ne lui plaisait pas vraiment comme perspective. Il réussit, avec quelques difficultés, à devenir un chasseur de dragons expert, encadrant les stagiaires en chevalerie et les formant à leur futur métier.

La vie en CC2A n’était toutefois pas toujours rose. Quand les araignées venaient à manquer sur le carnet de quêtes, il était placé sans vergogne sur des missions d’un genre totalement différent. Ainsi il dut chasser le dragon une année entière. « Araignée ou Dragon c’est noire magie ou magie noir » lui prétendit son directeur de caserne. Le chevalier en doutait, oui de loin mais vu de plus près le nombre de pattes n’était pas du le même, et comment faire sans toile? On parla même à un moment de lui confier une expédition contre les gnomes. Heureusement il y échappa de peu.

Un autre aspect le gênait énormément. Afin de multiplier les gains, les direceur de casernes de la CC2A n’hésitait pas à multiplier les missions souvent au détriment d’une certaine qualité et éthique de l’aventure. Le chevalier regrettait de simplement se rendre dans le donjon, défaire l’araignée et repartir avec le trésor sans explorer plus avant les aspects, sans préparer davantage la bataille au préalable.

Le chevalier décida alors de quitter la confrérie et se trouva sous les ordres d’un nouveau seigneur qui lançait son nouveau royaume. Le travail n’était pas tellement différent, l’objectif était toujours de chasser les araignées, mais la manière de faire était complètement. Fini les quêtes qui s’enchaînent, bienvenue à des aventures plus construites avec de la stratégie, de la préparation, un sentiment de véritable achèvement. Notre chevalier se sentit bien et eut l’impression de faire son métier de la noble façon dont nombre de chevaliers lui avaient parler.

Il passa quelques années glorieuses et épanouissantes. Bien sur tout n’était pas idyllique, il fallait parfois faire des compromis sur certains aspects. Satisfaire le seigneur n’était pas une sinécure, parfois les butins n’étaient pas aux rendez vous également. Les changements de direction étaient constants, le nombre d’araignées pas forcément extensible et les autres seigneurs assez féroces. Il fallait se partager les donjons, aller de l’avant, parfois ils faillirent ensemble mais les victoires n’en étaient que plus belles.

Et puis un jour son Seigneur le manda pour lui annoncer une bien mauvaise nouvelle. Pour des raisons diverses il était obligé de se passer des services du chevaliers. Le dernier changement de stratégie excluait la chasse au araignée de la seigneurie.

La vie d’un chevalier ne se conclue pas au terme d’une unique aventure par une conclusion du genre : « Et il vécut heureux pour toujours ». Il y’a des hauts et des bas et le chevalier parfois se retrouver au mi temps de sa vie face au doute mais aussi face à de nombreuse perspectives : Devait il retourner vers le confort d’une confrérie ou bien aller à la recherche d’un nouveau seigneur? Pourrait il faire comme d’autres et louer ses services de château en château? Il était peut-être temps de se former à de nouvelles pratiques comme chevaucher une licrone plutôt que son vieil elephpant.

En attendant il se retira dans sa vieil chaumière auprès des siens, laissant de coté, pour le moment, Seigneur et Araignée, Confrérie et Aventure.

Joyeux Noël et Bonnes Fêtes à vous.

Mesurer le temps qui passe

A chaque fin d’année, et depuis quelques années, je procède à un rituel qui prend de plus en plus d’importance au fur et à mesure que le temps passe : la préparation du calendrier de l’année qui va venir.

J’aime me rappeler de l’année qui vient de s’écouler et de préparer l’année qui vient (même si certaines années on se passerait bien de certains souvenirs). Depuis que j’ai des enfants encore plus. Chaque année, je cherche à conserver un souvenir d’eux mois après mois, voilà donc comment je procède.

Les photos

Il y’a tout d’abord une année qui s’écoule, avec de nombreuses occasions de prendre des photos. Je prend souvent des photos sans y penser. Enfin, plus exactement, je faisait ça au début. Lors de la création du premier calendrier, nous avons trouvé, avec mon épouse que ce serait une bonne idée de prendre chaque mois une photo du mois de l’année précédente et, sur cette photo, doit se trouver mon (puis mes) enfant(s) avec ou sans d’autres membres de la famille. Ça n’a pas trop posé de problème vu le nombre de photos que je prenais à l’époque par mois. Toutefois j’ai pu noter que certains mois j’avais nettement moins de photos que d’autres. Au fur et à mesure des années, l’exercice du calendrier s’est avéré un excellent moyen de revenir, mois après mois, sur mes photos. Il faut dire que j’ai un classement idoine : un dossier par année, contenant 12 dossiers, un pour chaque mois, et encore à l’intérieur un dossier par jour avec les RAW et des dossier par thème contenant les JPG. J’essaie de tenir le compte au fil du temps mais, bien souvent, j’échoue à le faire. Là encore faire un calendrier m’oblige, en quelque sorte, à reprendre les mois que j’ai délaissé et faire pas mal de ménage.

Au final, j’arrive toujours plus ou moins à trouver 13 photos pour illustrer les mois de l’année et même ajouter une couverture. Généralement je me rappelle qu’il en faut une quand je suis sur l’outil.

Après quelques années de création de calendriers, j’ai aussi appris à anticiper la fin d’année et je prévois d’avantages mes photos et j’essaie de prendre régulièrement une photo de mes deux enfants ensemble. Bien souvent je me dis « celle là se trouvera sur le calendrier ».

La réalisation du calendrier

Je ne vais pas trop m’étaler sur le sujet. Mon conseil c’est avant tout de trouver un format qui plait. Il y’a à peu près tout de disponible sur les différents sites de tirages photos. Personnellement je préfère les petits formats que j’achète en plusieurs exemplaires pour pouvoir les offrir.  Une fois un format choisi j’y reviens d’année en année.

Le plus important au final…

Le plus important à mon gout c’est de retrouver, au fur et à mesure de l’année qui va s’écouler, une petite capsule pour rappeler où on était juste un avant. Le temps passe vraiment à toute allure, j’ai même l’impression qu’il accélère encore. Alors une fois par mois, quand je tourne la page du calendrier, je souris en regardant la photo qui apparaît et je voyage un moment dans le temps.

On réouvre, dialogue avec moi même

Toc, toc…

Oui c’est ouvert.

Ha bon tu es sur?

Rien n’est sur mais oui je pense que cette fois c’est ouvert pour de bon.

Et pourquoi ce retour?

Une envie d’écrire qui est revenu suite à des projets un peu fou mais avortés d’autres plus aboutis et puis le NaNoWrimo (on en reparlera d’ailleurs). Il y’a aussi l’envie d’avoir un petit espace à moi sur le web, de parler de ce que je fais et sais faire. Tu as dit design de soi?  Oui ça aussi on en reparlera.

Et ça va parler de quoi?

Comme le sous-titre l’indique, ce sera des mots sur la photo et l’info, parfois sur le vélo. Je vais privilégier les retours d’expériences, les compte-rendus aux réflexions et, surtout, aux réactions. L’idée est de parler de mes coups de cœurs, de mes expériences, en bref de ce qui me meut. Vachement bien non?

Tu t’es pas foulé pour le style.

Oui, mais j’ai déjà perdu trop de temps à chercher un thème qui va bien, à chercher à utiliser des moteurs divers et variés. A faire du medium ou du tumblr. Baste… Un wordpress, un thème de base et un petit fond qui va bien et puis on verra plus tard si le besoin se fait sentir de changer tout ça.

Et pourquoi ce billet?

Parce qu’il faut bien recommencer par quelque chose et qu’un billet comme ça finira dans les limbes. En tout cas c’est toujours drôle à écrire. J’espère que ça ne me fera pas rire jaune.

Quoi dire de plus?

Et bien à bientôt.

OK