Il y’a peut-être quelque chose à faire…

Toujours dans la même séance, de nouveaux essais (oui c’est une semaine à thème mais qui finira par un sourire). Voici quelques photos où je me dis qu’il y’a quelque chose à faire. Certes la lumière est un peu dure (et mon traitement n’est pas top, je m’en rends compte ici) mais je pense qu’il y’a quelque chose à faire que ce soit dans la profondeur, dans le fait d’isoler le sujet dans un environnement flou qui bouge, de mélanger portrait et architecture.

Qu’en pensez vous?

En passant, je trouve que la visualisation des photos en numérique empêche, parfois, de voir ce qu’il y’a à faire, je ne sais pas trop dire pourquoi mais un tirage que l’on manipule, que l’on coupe, que l’on confronte à d’autres photos est plus inspirant.

En bonus, une photo de plein pied, là aussi je pense qu’il y’a quelque chose à faire…

Dilemme du portrait ou du paysage

Suite du précédent article, toujours sur la même séance qui aura été riche d’enseignement et source de dilemme.

Cette série « Tu veux ma photo » est plutôt codifié : Des portraits en format paysage, une focale fixe, un traitement noir et blanc. L’idée étant de me concentrer sur la rencontre avec le modèle (que je connais ou pas avant la séance). Et pourtant il y’a des photos qui me font revoir mes codes, voir douter comme celles-ci :

Alors portrait ou paysage? La première mets le modèle en scène dans un environnement tandis que l’autre se concentre sur le modèle et mets l’accent sur la pose. Je préfère la seconde pour ma part mais elle ne rentre pas dans ma série… Alors début d’une autre?

Qu’en pensez vous?

Et pour continuer voilà une autre photo du même instant.

One of my best (until the next one)

A l’automne 2016 j’ai fait quelques séances dans la continuité de ma série « Tu veux ma photo1 » . Et puis… plus grand-chose, que ce soit au niveau séance ou traitement. J’ai mis du temps à les traiter, sans raison particulière. Peut-être qu’il fallait que le souvenir des photos s’estompe pour mieux les redécouvrir.

C’est ce que j’ai fait, j’ai repris la première sélection que j’avais fait à ce moment et pris le temps de faire le traitement correct (et léger) et j’ai redécouvert ce portrait, qui est, à mon sens, l’un des meilleurs que j’ai pu prendre jusqu’à présent.

Portrait de Nicole

Pourquoi? Sans doute la lumière, l’expression délicate du visage, les cheveux qui complète la lecture de la photo, le fond pas trop envahissant. Il y’a sans doute des défauts que je ne voie pas encore, mais c’est la marge qu’il me reste pour faire encore mieux, car je compte bien continuer.

Et vous, qu’en pensez vous?

Notes

  1. D’ailleurs il faudra que je pense à la mettre ailleurs que sur Facebook

Autoportraits croisés…

Après un stage photo, riche en expériences et en réflexions, je me suis de nouveau intéressé à l’image de soi. Au cours de ces quelques années j’ai fait beaucoup de portraits, j’aurais beaucoup à dire sur l’image que je prends mais j’ai voulu revenir à l’essentiel : mon image personnelle.

Comme on me l’avait conseillé, j’ai commencé par trouver un endroit à moi, avec une lumière changeante, un miroir pour me faire face. À cet endroit, j’ai laissé un appareil photo à disposition pour pouvoir prendre des photos à tout moment. J’ai ensuite pris des autoportraits.

Petit à petit j’ai commencé à accumuler un certain nombre de photos de moi, à disposer de matière, de nouvelles couleurs à cette palette. C’est cette matière que j’ai envie de transmettre et de partager et, pourquoi pas, de vous impliquer également.

Le principe est assez simple, dans une série de billets je vais poser un thème en rapport avec l’image, puis présenter une image et enfin expliquer pourquoi j’ai choisi cette image pour parler de ce thème et ce que ça m’évoque (si vous n’avez pas tout compris, je commence plus bas). Si vous le désirez ensuite, à votre tour vous me parlerez d’une photo de vous (autoportrait ou non) que vous évoque mon thème ou mon billet et pourquoi.

Bien sûr ces règles sont souples, vous pouvez ou non me présenter l’image, vous pouvez suivre le thème à la lettre ou bien dériver.  À terme j’ai envie de compiler mes écrits et les vôtres dans un document que je vous partagerais.

Vous pouvez faire des retours par commentaires ou, plus directement, via twitter ou mastodon. N’hésitez pas à me poser des questions si ça ne vous paraît pas clair.

Je ne sais pas encore ce que tout ça donnera mais on est là pour essayer non?

Le premier axe a pour thème : Je m’aime en photo… Travailler l’autoportrait m’a permis de me réconcilier avec mon image, de mieux l’accepter, d’en voir les qualités et les défauts, de prendre de la distance entre l’image et moi même. Il-y-a des photos où je me trouve bien, comme celle-ci.

Cette photo, comme toutes les photos, ne représente pas complètement la personne qui est dessus, en l’occurrence moi-même, mais ce qu’elle montre de moi me plaît. L’expression est neutre, légèrement souriante, ce que j’imagine être souvent mon attitude. Quelque part j’apprécie le type en face de moi. D’un point de vue plus esthétique la photo met en avant la clarté de mes yeux tout en cachant mon vilain nez (c’est un peu trivial mais bon). Le reste est assez neutre pour moi, je ne cache pas mes rides, j’ai l’impression d’avoir bien vieilli. De manière plus générale, j’ai longtemps eu un gros problème avec mon image, mon corps, j’expliquerai sans doute dans un autre billet pourquoi. Ici je me sens en paix aussi bien sur la photo qu’en la regardant, en paix avec moi-même, acceptant ce que je suis, acceptant qu’on puisse me trouver beau. Bizarrement ma chérie ne m’aime pas sur cette photo.

Et vous, avez-vous une image de vous qui vous plaît et pourquoi?

 

Recycler vos vieux t-shirts…

Comme beaucoup de geek·e·s, j’ai une collection de t-shirt assez impressionnantes (merci les confs) et il arrive toujours qu’ils finissent hors d’usage (snif) et ça m’embête de les jeter. Récemment, j’ai emprunté, à la médiathèque, un petit ouvrage passionnant propose des recyclages simple à faire.

Couverture du livre "23 trucs trop rigolos à faire pour devenir un éco-héros"
Noter l’anthologique bulgomme en fond.

Dans cet ouvrage, on trouve la recette du sac à malice qui, en partant d’un t-shirt, vous permet de créer un tote-bag (ou s’approchant) pour faire vos courses.

J’ai donc sacrifier un vieux t-shirt qui allait partir au recyclage pour ça. Même avec mes deux mains gauches, je suis arrivé à un résultat sympa. Pas besoin de coutures, des ciseaux, quelques noeuds et le tour est joué.

Depuis il s’est transformé en sac à pain, mais voilà une idée marrante pour tous vos vieux t-shirt (idée folle : qu’une conf recycle les t-shirts des éditions précédentes pour en faire des tote-bag pour la prochaine?)

Mercredi Fiction – La deuxième planète

Voici une histoire déjà publié sur mastodon, dans le cadre du #MercrediFiction et que je reprends ici. Les autres viendront en fonction de mon humeur, probablement les lundi.

Quand on a découvert une seconde planète habitable, ce fut la ruée. Sont partis de la première tous les spéculateurs, les découvreurs, les startuppeurs, les défricheurs, les profiteurs, les émancipateurs, les évangélisateurs de tout poil.

Ne sont resté que les oisifs, les amoureux, les procrastinateur, les optimistes, les esthètes, les pêcheurs à la ligne…

Et ils ont laissé faire, fermer ce qu’il y avait à fermer, interrompu le flux discontinu des bouchons, la frénésie pour juste profiter de la vie et laisser la planète se remettre.

Et les autres? à ce qu’il parait ils ont déjà utilisé toutes les ressources disponibles et auraient besoin, d’urgence, d’une troisième planète.

 

Art trade : Tirages contre…

Il y a quelques temps j’avais fait une expo sur les ciels. J’avais envie de redonner une vie aux tirages par le biais d’un échange artistique. Le principe est simple, j’échange un tirage contre autre chose… à vous de voir quoi. Ça peut être un dessin, un poème, une photographie, une nouvelle, etc. Je voulais essayer, j’espère que ça donnera quelque chose.

Je mets ici les tirages, si vous êtes intéressé, laisser un commentaire avec le numéro qui vous intéresse

1 : Réservé et envoyé

2 : Réservé

3 : Dispo

4 : Dispo

5 : Dispo

 

Petit plaisir cycliste…

Dans mes trajets quotidiens en vélo, quand je parcours la ville, il m’arrive parfois de vivre un moment de grâce vélocipédique.

C’est un moment où tout s’apaise. Le bruit de la circulation aux alentour se mue en un ronronnement délicat et discret. On perçoit mieux le bruit mécanique régulier de sa monture, on se rend compte combien elle est une machine complexe et fiable.

C’est un moment de flottement. Le pédalage est souple, les jambes donnent juste l’impulsion suffisante pour maintenir l’équilibre et la vitesse. La force de l’inertie du vélo donne l’impression de flotter dans l’air, de se mouvoir sur une bulle d’air légère. On se déplace sans en avoir l’air.

C’est un moment où le vent chatouille légèrement le corps, il ne fait ni trop chaud, ni trop froid, les contraintes météorologiques se sont envolées pour un temps et on se sent juste bien, bercé par ces éléments.

C’est un moment qui ne dure qu’un temps, jusqu’au prochain klaxon, jusqu’à la prochaine intersection, jusqu’au prochain faux plat où il faudra reprendre un rythme différent

Mais s’il n’y’avait qu’un petit plaisir qui fait que je continue à pédaler tout au long de l’année ce serait celui là.

Déroulé d’une séance

Cela fait quelque temps que l’idée me trottait dans la tête, voici donc un billet pour expliquer comment se déroulent mes séances portrait et ce que j’en attends. J’ai aussi, dans un coin du net, un long papier retraçant tout l’historique de ma série « Tu veux ma photo » qu’il faudra que je dépoussière un jour.

Dans ce billet je vais davantage parler du déroulement proprement dit d’une séance, du contact à la restitution et donner, pourquoi pas, l’envie d’en faire une avec moi.

J’évoque, dans ce billet, le ou la modèle, bien que je photographie parfois des ami·e·s, car, lors d’une séance, la relation entre la personne que je photographie et moi est particulière, un peu différente. J’ai pu maintes fois en faire l’expérience. Je n’aime pas trop ce mot de modèle mais je n’en ai pas trouvé d’autre.

Tout d’abord il y a le contact, il se fait généralement par les réseaux sociaux, parfois en direct. C’est très classique, je présente mon projet au modèle. Nous convenons de nous rencontrer pour la première séance. Si le ou la modèle en éprouve le besoin, nous pouvons prévoir un premier rendez-vous pour discuter du projet de vive voix et faire connaissance.

A toute fin utile, je prends soin de préciser quela première séance est généralement assez courte, un peu moins d’une heure. Je trouve ça important pour que l’emploi du temps de chacun soit respecté.

J’habite du coté de Montpellier et mon spot favori est la place de la comédie. Ça en étonne parfois certain·e·s mais les alentours de cette place regorgent d’endroits assez improbables. On peut se retrouver dans un environnement plus naturel ou se retrouver transporté dans un lieu évoquant Paris, ou dans des environnement plus urbain, tout est possible et j’aime bien ça.

Le ou la modèle peut venir seul·e ou  accompagné·e lors du rendez-vous, je n’ai pas de préférence. Après une petite présentation, nous nous rendons sur l’un des lieux que j’ai repérés. Parfois nous marchons un peu jusqu’à ce que je trouve le spot qui me plaît bien. C’est l’occasion d’échanger sur ce qu’il va se passer et d’observer la lumière ambiante.

Ce que je cherche, avant tout, c’est à réaliser une séance humainement réussie où nous passons un agréable moment. C’est un échange. Je parle beaucoup, dirige finalement assez peu, c’est variable selon le ou la modèle. Le moment est difficilement descriptible tellement il peut être varié. Faisant de la collaboration avant tout, la ou le modèle est aussi invité·e à apporter ses idées et ses envies. Dans certaines séances, les modèles me propose une pose, un lieu, un univers même et nous explorons ça ensemble. Ce fut le cas pour une séance avec une modèle elle-même photographe, où nous avons utilisé ses grandes lunettes pour faire un discret rappel à Audrey Hepburn. Lors de plusieurs séances, j’ai apporté un  flacon pour faire des bulles dont se servit mes modèles. Le résultat est très amusant et très divers, que ce soit des photos avec les bulles ou bien l’expression résultante de l’action de souffler.

Ce qui compte, pour moi, c’est d’amener, petit à petit ou directement, la séance vers un moment où les choses se passent naturellement.

Après la séance, je fais une première sélection de photos brutes pour donner au modèle une idée de la couleur de la séance et les meilleurs images (généralement aux alentours d’une vingtaine). Je traite ensuite les photos après un temps de macération nécessaires, les partage avec les modèle et en publie quelques unes dans mon portfolio.

Et c’est alors le moment où nous pouvons imaginer une deuxième séance, mais ça, c’est une autre histoire à écrire.

Saisir l’alter…

Je suis toujours étonné quand je lis des tweets ou des messages qui me disent, en substance, ceci :

Euh mais pourquoi donc? Je me demande toujours. Je n’ai pas l’impression de dire des choses extraordinaire, j’ai même l’impression d’être quelqu’un de très ordinaire. Pendant un moment c’est même ce qui a complètement bloqué mon écriture.

Je me suis targué pendant longtemps de m’intéresser à l’autre, à l’alter, à ce qui nous différencie. Je me suis rendu compte que ma vision de l’autre était biaisé. Au final, je n’avais qu’une faible idée de qui elle ou il pouvait être. J’étais dans ma bulle. J’écoutais les gens qui me ressemblaient, je les admirais et parfois les enviais. Je parlais d’autres que je ne connaissais pas. Et puis avec les blogs, avec twitter aussi, j’ai commencé à découvrir d’autres discours, des retours d’expériences présentées par ceux qui les ont vécus.

Pendant un moment cette expérience a été principalement en ligne. Et puis mes (ma?) conférences favorites se sont émancipées de leurs contextes techniques pour devenir un espace bienveillant où la diversité pouvait s’exprimer1. J’ai découvert que je pouvais aller vers les autres et laisser les autres venir à moi.

En chemin, ces rencontres, ces lectures m’ont permis de mieux savoir qui j’étais et, ainsi, parler de moi et non des autres, d’apprendre à me taire également, de laisser la parole à celles et ceux qui ont la légitimité pour cela, d’être plus à l’écoute. Je suis également plus conscient de ce dont j’ai envie de parler.

En résumé : ne vous pensez pas insignifiant, vous avez des choses à dire, parfois cela peut-être maladroit au début, vous pouvez avoir l’impression de ramer dans le désert mais il y a des personnes qui ont et auront envie de vous écouter.

Pour finir voici quelques liens pour aller plus loin sur cette réflexion :

Notes

  1. En clair : Allez à SudWeb