Autoportraits croisés…

Après un stage photo, riche en expériences et en réflexions, je me suis de nouveau intéressé à l’image de soi. Au cours de ces quelques années j’ai fait beaucoup de portraits, j’aurais beaucoup à dire sur l’image que je prends mais j’ai voulu revenir à l’essentiel : mon image personnelle.

Comme on me l’avait conseillé, j’ai commencé par trouver un endroit à moi, avec une lumière changeante, un miroir pour me faire face. À cet endroit, j’ai laissé un appareil photo à disposition pour pouvoir prendre des photos à tout moment. J’ai ensuite pris des autoportraits.

Petit à petit j’ai commencé à accumuler un certain nombre de photos de moi, à disposer de matière, de nouvelles couleurs à cette palette. C’est cette matière que j’ai envie de transmettre et de partager et, pourquoi pas, de vous impliquer également.

Le principe est assez simple, dans une série de billets je vais poser un thème en rapport avec l’image, puis présenter une image et enfin expliquer pourquoi j’ai choisi cette image pour parler de ce thème et ce que ça m’évoque (si vous n’avez pas tout compris, je commence plus bas). Si vous le désirez ensuite, à votre tour vous me parlerez d’une photo de vous (autoportrait ou non) que vous évoque mon thème ou mon billet et pourquoi.

Bien sûr ces règles sont souples, vous pouvez ou non me présenter l’image, vous pouvez suivre le thème à la lettre ou bien dériver.  À terme j’ai envie de compiler mes écrits et les vôtres dans un document que je vous partagerais.

Vous pouvez faire des retours par commentaires ou, plus directement, via twitter ou mastodon. N’hésitez pas à me poser des questions si ça ne vous paraît pas clair.

Je ne sais pas encore ce que tout ça donnera mais on est là pour essayer non?

Le premier axe a pour thème : Je m’aime en photo… Travailler l’autoportrait m’a permis de me réconcilier avec mon image, de mieux l’accepter, d’en voir les qualités et les défauts, de prendre de la distance entre l’image et moi même. Il-y-a des photos où je me trouve bien, comme celle-ci.

Cette photo, comme toutes les photos, ne représente pas complètement la personne qui est dessus, en l’occurrence moi-même, mais ce qu’elle montre de moi me plaît. L’expression est neutre, légèrement souriante, ce que j’imagine être souvent mon attitude. Quelque part j’apprécie le type en face de moi. D’un point de vue plus esthétique la photo met en avant la clarté de mes yeux tout en cachant mon vilain nez (c’est un peu trivial mais bon). Le reste est assez neutre pour moi, je ne cache pas mes rides, j’ai l’impression d’avoir bien vieilli. De manière plus générale, j’ai longtemps eu un gros problème avec mon image, mon corps, j’expliquerai sans doute dans un autre billet pourquoi. Ici je me sens en paix aussi bien sur la photo qu’en la regardant, en paix avec moi-même, acceptant ce que je suis, acceptant qu’on puisse me trouver beau. Bizarrement ma chérie ne m’aime pas sur cette photo.

Et vous, avez-vous une image de vous qui vous plaît et pourquoi?

 

Recycler vos vieux t-shirts…

Comme beaucoup de geek·e·s, j’ai une collection de t-shirt assez impressionnantes (merci les confs) et il arrive toujours qu’ils finissent hors d’usage (snif) et ça m’embête de les jeter. Récemment, j’ai emprunté, à la médiathèque, un petit ouvrage passionnant propose des recyclages simple à faire.

Couverture du livre "23 trucs trop rigolos à faire pour devenir un éco-héros"
Noter l’anthologique bulgomme en fond.

Dans cet ouvrage, on trouve la recette du sac à malice qui, en partant d’un t-shirt, vous permet de créer un tote-bag (ou s’approchant) pour faire vos courses.

J’ai donc sacrifier un vieux t-shirt qui allait partir au recyclage pour ça. Même avec mes deux mains gauches, je suis arrivé à un résultat sympa. Pas besoin de coutures, des ciseaux, quelques noeuds et le tour est joué.

Depuis il s’est transformé en sac à pain, mais voilà une idée marrante pour tous vos vieux t-shirt (idée folle : qu’une conf recycle les t-shirts des éditions précédentes pour en faire des tote-bag pour la prochaine?)

Mercredi Fiction – La deuxième planète

Voici une histoire déjà publié sur mastodon, dans le cadre du #MercrediFiction et que je reprends ici. Les autres viendront en fonction de mon humeur, probablement les lundi.

Quand on a découvert une seconde planète habitable, ce fut la ruée. Sont partis de la première tous les spéculateurs, les découvreurs, les startuppeurs, les défricheurs, les profiteurs, les émancipateurs, les évangélisateurs de tout poil.

Ne sont resté que les oisifs, les amoureux, les procrastinateur, les optimistes, les esthètes, les pêcheurs à la ligne…

Et ils ont laissé faire, fermer ce qu’il y avait à fermer, interrompu le flux discontinu des bouchons, la frénésie pour juste profiter de la vie et laisser la planète se remettre.

Et les autres? à ce qu’il parait ils ont déjà utilisé toutes les ressources disponibles et auraient besoin, d’urgence, d’une troisième planète.

 

Art trade : Tirages contre…

Il y a quelques temps j’avais fait une expo sur les ciels. J’avais envie de redonner une vie aux tirages par le biais d’un échange artistique. Le principe est simple, j’échange un tirage contre autre chose… à vous de voir quoi. Ça peut être un dessin, un poème, une photographie, une nouvelle, etc. Je voulais essayer, j’espère que ça donnera quelque chose.

Je mets ici les tirages, si vous êtes intéressé, laisser un commentaire avec le numéro qui vous intéresse

1 :

2 :

3 :

4 :

5 :

 

Petit plaisir cycliste…

Dans mes trajets quotidiens en vélo, quand je parcours la ville, il m’arrive parfois de vivre un moment de grâce vélocipédique.

C’est un moment où tout s’apaise. Le bruit de la circulation aux alentour se mue en un ronronnement délicat et discret. On perçoit mieux le bruit mécanique régulier de sa monture, on se rend compte combien elle est une machine complexe et fiable.

C’est un moment de flottement. Le pédalage est souple, les jambes donnent juste l’impulsion suffisante pour maintenir l’équilibre et la vitesse. La force de l’inertie du vélo donne l’impression de flotter dans l’air, de se mouvoir sur une bulle d’air légère. On se déplace sans en avoir l’air.

C’est un moment où le vent chatouille légèrement le corps, il ne fait ni trop chaud, ni trop froid, les contraintes météorologiques se sont envolées pour un temps et on se sent juste bien, bercé par ces éléments.

C’est un moment qui ne dure qu’un temps, jusqu’au prochain klaxon, jusqu’à la prochaine intersection, jusqu’au prochain faux plat où il faudra reprendre un rythme différent

Mais s’il n’y’avait qu’un petit plaisir qui fait que je continue à pédaler tout au long de l’année ce serait celui là.

Déroulé d’une séance

Cela fait quelque temps que l’idée me trottait dans la tête, voici donc un billet pour expliquer comment se déroulent mes séances portrait et ce que j’en attends. J’ai aussi, dans un coin du net, un long papier retraçant tout l’historique de ma série « Tu veux ma photo » qu’il faudra que je dépoussière un jour.

Dans ce billet je vais davantage parler du déroulement proprement dit d’une séance, du contact à la restitution et donner, pourquoi pas, l’envie d’en faire une avec moi.

J’évoque, dans ce billet, le ou la modèle, bien que je photographie parfois des ami·e·s, car, lors d’une séance, la relation entre la personne que je photographie et moi est particulière, un peu différente. J’ai pu maintes fois en faire l’expérience. Je n’aime pas trop ce mot de modèle mais je n’en ai pas trouvé d’autre.

Tout d’abord il y a le contact, il se fait généralement par les réseaux sociaux, parfois en direct. C’est très classique, je présente mon projet au modèle. Nous convenons de nous rencontrer pour la première séance. Si le ou la modèle en éprouve le besoin, nous pouvons prévoir un premier rendez-vous pour discuter du projet de vive voix et faire connaissance.

A toute fin utile, je prends soin de préciser quela première séance est généralement assez courte, un peu moins d’une heure. Je trouve ça important pour que l’emploi du temps de chacun soit respecté.

J’habite du coté de Montpellier et mon spot favori est la place de la comédie. Ça en étonne parfois certain·e·s mais les alentours de cette place regorgent d’endroits assez improbables. On peut se retrouver dans un environnement plus naturel ou se retrouver transporté dans un lieu évoquant Paris, ou dans des environnement plus urbain, tout est possible et j’aime bien ça.

Le ou la modèle peut venir seul·e ou  accompagné·e lors du rendez-vous, je n’ai pas de préférence. Après une petite présentation, nous nous rendons sur l’un des lieux que j’ai repérés. Parfois nous marchons un peu jusqu’à ce que je trouve le spot qui me plaît bien. C’est l’occasion d’échanger sur ce qu’il va se passer et d’observer la lumière ambiante.

Ce que je cherche, avant tout, c’est à réaliser une séance humainement réussie où nous passons un agréable moment. C’est un échange. Je parle beaucoup, dirige finalement assez peu, c’est variable selon le ou la modèle. Le moment est difficilement descriptible tellement il peut être varié. Faisant de la collaboration avant tout, la ou le modèle est aussi invité·e à apporter ses idées et ses envies. Dans certaines séances, les modèles me propose une pose, un lieu, un univers même et nous explorons ça ensemble. Ce fut le cas pour une séance avec une modèle elle-même photographe, où nous avons utilisé ses grandes lunettes pour faire un discret rappel à Audrey Hepburn. Lors de plusieurs séances, j’ai apporté un  flacon pour faire des bulles dont se servit mes modèles. Le résultat est très amusant et très divers, que ce soit des photos avec les bulles ou bien l’expression résultante de l’action de souffler.

Ce qui compte, pour moi, c’est d’amener, petit à petit ou directement, la séance vers un moment où les choses se passent naturellement.

Après la séance, je fais une première sélection de photos brutes pour donner au modèle une idée de la couleur de la séance et les meilleurs images (généralement aux alentours d’une vingtaine). Je traite ensuite les photos après un temps de macération nécessaires, les partage avec les modèle et en publie quelques unes dans mon portfolio.

Et c’est alors le moment où nous pouvons imaginer une deuxième séance, mais ça, c’est une autre histoire à écrire.

Saisir l’alter…

Je suis toujours étonné quand je lis des tweets ou des messages qui me disent, en substance, ceci :

Euh mais pourquoi donc? Je me demande toujours. Je n’ai pas l’impression de dire des choses extraordinaire, j’ai même l’impression d’être quelqu’un de très ordinaire. Pendant un moment c’est même ce qui a complètement bloqué mon écriture.

Je me suis targué pendant longtemps de m’intéresser à l’autre, à l’alter, à ce qui nous différencie. Je me suis rendu compte que ma vision de l’autre était biaisé. Au final, je n’avais qu’une faible idée de qui elle ou il pouvait être. J’étais dans ma bulle. J’écoutais les gens qui me ressemblaient, je les admirais et parfois les enviais. Je parlais d’autres que je ne connaissais pas. Et puis avec les blogs, avec twitter aussi, j’ai commencé à découvrir d’autres discours, des retours d’expériences présentées par ceux qui les ont vécus.

Pendant un moment cette expérience a été principalement en ligne. Et puis mes (ma?) conférences favorites s’est émancipée de son contexte technique pour devenir un espace bienveillant où la diversité pouvait s’exprimer1. J’ai découvert que je pouvais aller vers les autres et laisser les autres venir à moi.

En chemin, ces rencontres, ces lectures m’ont permis de mieux savoir qui j’étais et, ainsi, parler de moi et non des autres, d’apprendre à me taire également, de laisser la parole à celles et ceux qui ont la légitimité pour cela, d’être plus à l’écoute. Je suis également plus conscient de ce dont j’ai envie de parler.

En résumé : ne vous pensez pas insignifiant, vous avez des choses à dire, parfois cela peut-être maladroit au début, vous pouvez avoir l’impression de ramer dans le désert mais il y a des personnes qui ont et auront envie de vous écouter.

Pour finir voici quelques liens pour aller plus loin sur cette réflexion :

Notes

  1. En clair : Allez à SudWeb

So long Karl…

TL;DR : Je me suis fait piquer mon vélo. Si vous voulez vous passer du texte larmoyant et essentiellement cathartique pour aller directement aux conseils, car pareil mésaventure vous est arrivé, c’est par ici.

Vendredi dernier1, je me suis fait voler mon vélo. C’est la première fois que ça arrivait en à peu près six ans de vélotaf, mais revenons sur l’événement.

Bruit blanc…

Il m’est arrivé, ces dernières semaines, comme un pressentiment, de manquer un battement de cœur en n’apercevant pas tout de suite mon vélo sur le rack, en sortant de mon travail. J’avais, dans une nouvelle, imaginé ce que ça pourrait faire de ne pas retrouver son vélo au petit matin. Ici la question s’est réglé assez rapidement, pas de questionnement possible, de mon beau vélo ne restait plus qu’une roue attachée par mon antivol. Un bruit blanc résonne alors dans ma tête. Passé le moment de rage où j’envoie tout valdinguer, pour le reste je pars en mode automatique, reprends mes affaires, enlève l’antivol, récupère la roue et commence une marche de la honte en portant ces deux objets.

Et sur le chemin, j’en voulais à la terre entière, à commencé par moi même de n’avoir pas mieux attacher mon engin. J’en voulais aussi aux gens qui me regardaient avec curiosité, ma roue dans une main. C’était injuste probablement dans les deux cas

En j’en ai voulu aussi à ce voleur qui me privait  de mon moyen de transport pour rentrer au plus vite chez moi, retrouver mes enfants. Tiens d’ailleurs faudrait que je prévienne mes beaux-parents, ça attendrait que j’ai les mains libres. Et puis ces mêmes enfants (et ma chérie leur maman) qui avaient eu le plaisir de m’offrir ce vélo, mon premier vrai vélotaf…

Quelque part, plus qu’un véhicule, la bicyclette d’un vélotaffeur c’est son compagnon/sa compagne2 de route, celui qui permet de se vider la tête ou de se préparer à bosser, d’affronter les coups de mou, de s’endurcir sous la pluie. Je me souviens que j’avais mis du temps à trouver le parfait objet roulant, qu’il avait été baptisé Karl, le vélo-ccitan (merci @chulinetti et @Ca_Yuh d’ailleurs pour les idées) et que maintenant j’étais bien dégoûté…

Quelques conseils

Voilà après cet exercice larmoyant mais qui fait du bien, voici quelques conseils si le cas vous arrive.

  • Portez plainte, ça ne donnera sûrement rien3, mais ça vous donnera un papier à présenter à votre assurance et permettra à la gendarmerie ou police de connaître les lieux de fauche.
  • Pour vous aider à ça, penser à signaler le vol de vélo sur bicycode, même si vous n’avez pas précédemment fait marqué votre vélo. Ne remplissez pas la partie plainte si ce n’est pas fait, le site vous générera un papier à donner à la gendarmerie ou la police, rassemblant toutes les informations.
  • Si votre vélo a été volé dans une résidence ou, comme moi, sur le lieu de votre travail, signalez le de façon public. Ça amène souvent des retours intéressants et permet de peser sur le syndic pour faire quelque chose.
  • Gardez espoir, on dénombre 400 000 vélos par an et 100 000 sont retrouvés. La CUB  et la CUS affichent même les vélos qu’elles retrouvent. Si vous n’avez pas la chance d’habiter Strasbourg ou Bordeaux4, rabattez vous sur la fourrière ou les objets trouvés.
  • Rachetez un vélo avec ce que vous donnera l’assurance, les étrennes de mémé, les piécettes ramassés par terre, car faire du vélo c’est cool.
  • Faites gaffe aux bonnes affaires du bon coin. Plusieurs vélos très différent vendus autour de 50 € par un même vendeur, c’est louche.
  • Gardez un peu d’argent pour un bon antivol, pour un marquage de votre vélo, pourquoi pas une puce GPS (les bons plans sont les bienvenus en commentaire). Et penser à changer les attaches rapides de vos roues et selles.
  • Et continuer à rouler surtout.

PS : On me demande une photo de karl, en voilà donc une. Il a été volé sur Montpellier, si jamais vous le voyez faites moi signe.

Notes

  1. Comme ça n’aura aucun sens dans plusieurs années, précisons qu’il s’agissait du 10 mars 2017
  2. Je ne sais déterminer le sexe d’un vélo mais le mien étant masculin, je continuerais avec ce genre là
  3. Ça participe à la catharsis
  4. Attention âmes sensibles s’abstenir

Le temps passé ne se rattrape plus

Quand il m’arrive de proposer un sujet pour une conférence (et oui ça m’arrive de temps à autre) j’ai, généralement, une idée assez concrète de ce que je veux dire pour arriver à écrire un pitch qui arrive à me convaincre moi-même. Généralement (aussi) je rumine mon sujet quelques jours avant d’écrire ledit pitch la veille ou l’avant-veille de la fin du CFP.

S’ensuit une phase assez tranquille où le staff fait son job, choisit parmi les sujets proposés, les meilleurs sujets et m’informe que je ne suis pas pris… Et puis, parfois, je le suis.

C’est à ce moment-là que le travail effectif commence dont la durée va être variable.

Cheminement de la préparation

Tout d’abord qu’est ce que je compte dans la préparation? Pour cela je vais retracer rapidement ce que je compte dans le temps de préparation

Je commence par reprendre le sujet proposé, c’est celui qui sera présenté aux participants et retenu par les organisateurs, donc ce sera la colonne vertébrale de ma présentation. Je commence par écrire une version plus étendue ou bien je fais une carte mentale ou bien je me lance dans une liste à puces… Bref j’étoffe le sujet en abordant tout ce dont je voudrais parler . Ensuite je passe beaucoup de temps à lire des articles sur le sujet que j’aborde, histoire de voir si je dis pas trop de conneries et d’identifier la façon dont le sujet a déjà été abordé dans d’autres formats. En parallèle de ces deux activités, mon esprit est envahi par des idées diverses, des formulations que je note, des plans.

Je qualifierai tout ça de partie floue, celle où je ne sais pas encore où je vais vraiment et elle m’occupe… beaucoup.

Ensuite on aborde la partie nette. C’est le temps passé à la rédaction effective, celle du plan, celle des slides, la recherche des images et de la bibliographie . Je procède aussi à beaucoup de répétitions, je me parle tout seul. Les deux activités se nourrissent l’une et l’autre. Une répétition avec un peu de public entraîne des changements de plans donc de nouvelles répétitions. Il est plus facile de quantifier le temps passé et, même, rêve fou, de planifier mon travail.

Et au bout du CRA, ça donne quoi?

Donc pour répondre à la question initiale, combien de temps je passe de manière effective sur la préparation d’une conf? Pour moi c’est un pourcentage du temps entre le moment où j’apprends que je suis pris et le moment où je conclue ma présentation le jour J. Généralement entre 10 et 20% (donc 6-8 jours si j’ai deux mois devant mois, 4-5 si je n’en ai qu’un) et moins pour des conférences de meetups (où le délai est encore plus court)

Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord il faut que je réserve du temps à mes autres activités. Je ne suis pas un orateur à titre professionnel (heureusement d’ailleurs), j’ai (encore) une vie familiale. L’un ou l’autre de ces pans de ma vie me sort de ma préparation (et tant mieux). De l’autre côté, présenter une conférence est un art, j’ai à cœur de faire de mon mieux car je suis avant tout un amateur (là encore) et n’ai pas un lot de conférences toutes faites, n’ai pas la capacité de rebondir sur un sujet que j’ai déjà écrit ou n’ai pas la capacité de synthétiser rapidement le propos que je veux présenter. Donc je prends tout le temps qui est à ma disposition et j’itère pour donner le meilleur de moi même le jour de la conf, tout en continuant à essayer de vivre 🙂

readme Et vous vous faites comment?

readme  

 

Notes

  1. Un peu comme pour cet article car j’aimerais en dire tant plus sur la préparation d’une présentation…
  2. Et même des séances photos
  3. Là je ne suis pas terrible
  4. Ceux qui me connaissent bien savent que c’est très courant, conf or not

Anecdote vélo du jour…

Un peu trop long pour être twitté, voici mon anecdote vélo du 07 mars 2017.

buy it Ce matin je fête mon premier anniversaire de mon sympataf. Comme il est de coutume, c’est à l’anniversé d’apporter des viennoiseries. Dans ce but j’avais repéré, quelques jours auparavant, une boulangerie sur mon chemin. Ce matin, en arrivant sur le parking je cherche, vainement, un poteau pour fixé mon brave biclou… Tant pis la porte est large, il y-a de la place à l’intérieur, je fais attention à porter mon vélo pour ne pas en mettre partout, donc je rentre. La vendeuse ne fait pas attention à moi, j’attends tranquillement. Voilà que la responsable arrive pour prendre ma commande

« Mais monsieur, il ne faut pas rentrer avec le vélo.
– Oui mais…
– Vous rentrez chez vous avec votre vélo? »

buy it Bonne question, mais dommage car…

 » Oui bien sur mais j’aurais bien voulu le laisser dehors mais il n’y a pas d’emplacement pour ça.
– Ha oui c’est vrai… C’est qu’on aurait bien voulu en mettre mais si une voiture tape dedans c’est à nous de payer les réparations. » Dans ma tête ça à fait What?!? J’ai pris mon air le plus consterné et affligé à son propos. Au dehors je voyais les voitures tranquillement se garer sur le grand parking de cette boulangerie.

Enfin elle a pris ma commande. J’ai gardé le sourire, fait bien attention à gêner personne, ai blagué sur la situation. Finalement elle pensera peut-être maintenant que les cyclistes sont un peu relous mais sympa, qui sait?

Notes

  1. En effet mon vélo ne dort pas dehors sous la pluie, le pauvre